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IV. — AUTRES SYMPTOMES

Les autres signes ophtalmologiques peuvent-ils aider au diagnostic ?

Les pupilles et les réflexes pupillaires marchent de pair avec la vision et ne peuvent donc fournir d’éléments au diagnostic. Mais si la pupille est dilatée sans aucun réflexe, ni mouvement syncinétique, avec vision nulle, le pronostic visuel est très grave.

La sensibilité cornéenne est le plus souvent normale. Son atteinte devrait faire penser à une compression du trijumeau ou du ganglion de Gasser par une extension de la tumeur.

La motilité intrinsèque est le plus souvent normale. On peut voir une paralysie d’un ou des deux VI par hypertension cranienne, done sans valeur localisatrice. Nous insistons sur le fait bien connu qu’une paralysie du VI avec stase papillaire n’est pas un signe de localisation.

Clovis VixcENT insiste sur l’exophtalmie. Pour lui, c'est un signe primordial des tumeurs de la face inférieure du lobe frontal. C’est une exophtalmie avec déplacement du globe en avant et en bas, le plus souvent non réductible, non pulsatile, avec projection en avant de tout le contenu de l'orbite. C’est un véritable « exorbitisme » (CL Vincent). Davin et HARTMANN l’ont rencontrée dans 40% des méningiomes de la petite aile et toujours du côté de la tumeur. Davip, HARTMANN et nous-même l'avons trouvé dans 18 %, seulement des cas de méningiome olfactif.

Son absence ne doit donc pas faire éliminer ce diagnostic. Quand elle est bilatérale sa valeur localisatrice reste aussi importante, car elle est plus accentuée du côté de la tumeur.

Hallucinations visuelles. BaArukx a insisté sur les hallucinations visuelles que l’on peut voir dans les tumeurs de [a région imfundibulo-tubérienne. Parmi nos observations, il en est une où l’on a constaté ce symptôme (Obs. XII). Il s'agissait d’un méningiome olfactif. La malade était aveugle et présentait pendant quelques instants des hallucinations qu’elle décrivait ainsi : « Je vois des rideaux à mon lit, des

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tapisseries toujours de couleur rouge sur les murs ». Et d’autres fois : «II y a des seaux à charbon plein la salle » ou bien « : La chambre est remplie de parpluies ouverts » Mais elle sait que cela n'existe pas. Ces phénomènes doivent donc entrer dans le cadre des hallucinations sensorielles.

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