‹ Le syndrome de compression du nerf optique intracranien: étude cliniqueChapitre 23 sur 40 · PÉRIODE · texte numérisé non relu

PÉRIODE

Les deux nerfs optiques sont comprimés. Le malade est complètement aveugle et le fond d’œil montre soit une atrophie simple à bords nets, soit une atrophie post-stase. Il faut savoir que si le malade survit assez longtemps le flou des bords papillaires peut disparaître et la papille se présente avec tous les attributs de l’atrophie de type primitif. Ce phénomène est surtout net dans les hydrocéphalies. La libération des nerfs optiques peut encore améliorer un peu la vision mais celle-ci reste peu importante, plus qualitative que quantitative. Cette amélioration ne se produira pas s’il s’agit d’une atrophie post-stase.

— Dans toutes nos observations les aspects cliniques ont été vérifiés au cours des interventions pratiquées sur ces malades. Cela leur donne done une grande importance. Dans tous les cas lopération a montré que le nerf optique était directement comprimé du côté où les signes cliniques le faisaient prévoir. Dans Pobservation [II, par exception, le nerf optique semblait plus comprimé du côté opposé mais la tumeur était bilatérale.

— Lorsque les malades ont été opérés, une certaine récupération fonctionnelle peut se produire du côté comprimé. Il faudra l’espérer d’autant plus que l'opération a été pratiquée plus tôt. Mais si la compression est ancienne, non seulement il ne faut pas espérer une amélioration, mais craindre plutôt que l’atrophie continue à évoluer et que la cécité ne devienne complète. D’où l’intérêt de ne pas attendre trop longtemps avant d'intervenir.

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