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e) Des tumeurs très rares doivent être mentionnées :
19 les tumeurs du sinus sphénoïdal, le cas de Morax publié dans les Annales d’Oculistique en juin 1896 — est le seul utilisable car l’observation est complète).
Les symptômes présentés par ce malade peuvent se diviser en deux périodes.
Une première période d’une durée de quatre mois et demi pendant laquelle les seuls signes consistent en un affaiblissement visuel progressif qui se termine par une perte assez brusque de toute perception lumineuse. Le trouble ne se traduit par aucune modification du fond de l'œil.
Une deuxième période qui commence quinze jours après la perte complète de la vision et qui est caractérisée par un peu de stase vasculaire et un aspect diffus des contours papillaires. Puis lui succède une atrophie papillaire.
L'examen rhinologique (DT Lermoyez), avait permis le diagnostic de tumeur du sinus sphénoïdal.
A l’autopsie,on constate entre autres lésions, que les nerfs optiques sont englobés par la tumeur sur une étendue de un centimètre environ, à partir du chiasma.
Histologiquement le périnèvre est envahi par la tumeur ; celle-ci envoie même des prolongements irréguliers dans l’épaisseur du tissu nerveux. Îls atteignent le quart du diamètre optique et en aucun point üls n’atteignent les parties centrales. Dans les
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parties du nerf optique non envahies par l’infiltration épithéliale, on constate une sclérose assez marquée et une atrophie complète des fibres nerveuses,
Morax concluait en disant : « [l est impossible de décider, si c’est primitivement une compression mécanique des nerfs optiques ou l’envahissement progressif du tissu nerveux par le néoplasme qui a provoqué le trouble fonctionnel de la vision ».
29 Les Cordomes (2 cas de Cusnine, 1 de Clovis VincenrT, 1 de Srocx). Les radiographies ont été publiées par E. HARTMANN.
30 Les Chondromes de la petite aile du sphénoïde (1 cas de Clovis VincenT, À cas de LEevirr.).
40 Les Hémangiomes sphéno-éthmoïdaux.
50 Les Cholestéatomes supra-sellaires (2 cas de CusuaixG, 2 cas de Orrvecrona, 1 cas de Davip).
60 Le Psammome du nerf optique ou des méninges (Van der Hozve, LeyDEe et WErve ; DanDy).
Le cas 1 de Danny est assez curieux carils’agit de 2 tumeurs symétriques de la gaine durale des 2 nerfs optiques qu’elles enveloppaient en collier. Elles siégeaient au niveau des trous optiques et pénétraient dans l'orbite.
Au point de vue ophtalmologique le malade était aveugle d’un œil avec atrophie papillaire. L'autre œil avait une acuité visuelle inférieure à 1/10 avec atrophie et champ visuel rétréci en bas. Après l’opération le champ visuel s’agrandit et l’acuité passa à 110:
Le cas IT est celui d’un garçon de 8 ans dont l’œil
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droit était aveugle, l’œil gauche avait une acuité de 1/10 avec papilles pâles et champ visuel très rétrécr. L'opération montra une tumeur de la gaine optique gauche située au niveau du trou optique et du volume d’une cerise. Après libération du nerf optique gauche lPacuité visuelle passa à 10/10 à droite et 2/7 à gauche.
7° Fibrome développé entre le sinus frontal et la dure-mère (OLIVECRONA).
Dans ces cas très rares, le diagnostic ne peut être fait qu’à l’intervention ou à l’autopsie, parfois même par l’examen histologique seul.
En résumé, toutes les tumeurs de la région sont susceptibles d'amener le syndrome de compression du nerf optique, mais 1l faut insister sur les méningiomes de la base et les gliomes de la partie inférieure du lobe frontal.
IÏ. — AFFECTIONS NON TUMORALES
La neuro-chirurgie a montré qu’un syndrome de compression du nerf optique ou du chiasma peut être réalisé sans qu'il y ait de tumeur englobant ou comprimant directement le nerf optique. Nous avons vu que des artères athéromateuses peuvent s’inscruter dans le nerf. Mais nous tenons à insister sur deux causes : l’hydrocéphalie et surtout les brides arachnoïdiennes.
a) L’hydrocéphalie : Il ne s’agit pas ici de ces énormes hydrocéphalies amenant rapidement des
troubles graves, et reconnues dès l’enfance ; maus il existe des hydrocéphalies qui se développent peu à peu, insidieusement et ce n’est que vers 15 à 20 ans que des troubles apparaissent. Au point de vue oeulaire, elles se manifestent par une baisse de l’acuité visuelle uni puis bilatérale et secondairement apparaît l’atrophie optique. Parfois les bords sont nets, c’est l’aspect d’une atrophie de type primitif. Parfois il y a de l’œdème sur les bords. Le champ visuel est rétréci irrégulièrement.
Pour CusniNG ces deux modalités ne sont que l’évolution d’un même processus. [1 se fait de temps en temps de petites poussées d’hypertension intracranienne et à ce moment l’ophtalmologiste trouve de l’œdème papillaire. Puis cette poussée diminue, l’œdème disparaît et la papille redevient normale. Mais la succession des poussées fait peu à peu atrophier la papille. Et si l’on examine alors le fond d’œil en dehors des poussées, on voit une atrophie optique de type primitif à bords nets. Cette atrophie malgré son apparence ne serait donc pas primitive mais secondaire à de l’œdème papillaire. L’acuité visuelle baisse peu à peu et on peut noter un scotome central. Mais comme l’hydrocéphalie provoque souvent quelques troubles mentaux, une anosmie, des cerises de céphalée, 1l est possible que l’on pense à une tumeur de la région olfactive comprimant les nerfs optiques ou à une arachnoïdite.
La radiographie doit cependant faire réfléchir car les impressions digitales sont très marquées, les su-