PU
tures désengrenées, signes de grosse hypertension intra-cranienne. La ventriculographie établit le diagnostic en montrant des ventricules extrêmement dilatés.
L’énorme dilatation progressive du 3€ ventricule agit sur les voies optiques absolument comme une tumeur. [1 ne s’agirait donc plus d’une atrophie postœædémateuse comme le pense CusxiNG, mais bien d’une atrophie par compression directe des nerfs optiques par le 3€ ventricule dilaté.
-b) Les Brides Arachnoïdiennes. La neuro-chirurgie
a montré que dans certains cas où l'aspect clinique était celui d’une tumeur de l’hypophyse plus ou moins typique (atrophie optique avec hémianopsie bitemporale) sans signe radiologique net, il s'agissait, non pas d’une tumeur, mais de brides arachnoïdiennes comprimant le nerf optique et le chiasma. La libération des nerfs optiques amenait une récupération visuelle. Ces faits firent penser que ces brides étaient une des causes de la baisse visuelle et de l’atrophie et il fut alors proposé de les enlever pour empêcher le malade de devenir aveugle.
C'est CusninG, le premier, qui signala ce syndrome que l’on appelle encore : arachnoïdite opto-chiasmatique. Depuis, les chercheurs ont été orientés vers ce syndrome et nombreux sont les malades qui ont été opérés avec ce diagnostic.
Mais les opérations ont montré qu’à un même syndrome clinique et radiologique correspondaient des
types assez différents de lésions bien étudiés par Puecu. Nous les rappelons brièvement :
19 Arachnoïdite opto-chiasmatique authentique :
C’est un feutrage arachnoïdien entourant nerfs optiques et chiasma et pouvant revêtir trois aspects principaux :
soit bandes fibreuses solides, bridant le nerf optique,
soit une nappe diffuse,
soit de fins pinceaux d’arachnoïdite.
Toujours ces faisceaux arachnoïdiens semblent partir des gros vaisseaux de la base.
20 Méningite séreuse de la citerne chiasmatique.
C’est un kyste arachnoïdien pouvant au premier regard en imposer pour une tumeur, mais il ne contient que du liquide céphalo-rachidien sous pression.
Le plus souvent il y a plusieurs petits kystes entre des brides arachnoïdiennes.
Cette lésion est quelquefois étendue à la convexité, mais elle peut être localisée au lac chiasmatique. Cette méningite séreuse localisée semble donner raison à MESTREZAT pour qui le liquide céphalo-rachidien est un dialysat formé sur toute la hauteur de l’axe cérébro-spinal, au niveau de la méninge molle, partout où 1l existe des capillaires dont l’endothélium joue le rôle de membrane filtrante.
30 Les nerfs optiques sont gris, grêles, d’aspect atrophique sans arachnoïdite ni méningite séreuse. Mais, d’après CL VincenrT et Puecu, le seul fait d'ouvrir, de regarder et de fermer, amène quelquefois
une récupération visuelle, exactement, disent-ils, comme la péritonite tuberculeuse qui guérit après laparotomie.
Îl peut y avoir naturellement intrication de ces trois types extrêmes. Néanmoins il est utile de les individualiser car ils montrent que, dans le dernier type, la compression mécanique du nerf optique ou des vaisseaux voisins ne Joue pas dans la production de la cécité, alors que dans les deux autres types (kyste séreux et arachnoïdite vraie), la compression directe est prouvée par le fait que le malade, dès l'opération terminée, dit voir mieux.
Cette question des arachnoïdites opto-chiasmatiques est encore très controversée et à l’étude.
Les auteurs qui ont le plus étudiés la question sont Cusxin@ (1922), Barano (1929), Berry (1930), Fra- ZIER (1930), Heuer et Varc (1931), Craïc et Lire (1931), et en France: CI. Vincent, Davip et Puecx (1931). Mais ces arachnoïdites doivent être considérées comme une forme de localisation des méningites séreuses, question encore pleine d’inconnues et que CLAUDE a essayé de mettre au point en 1933.
Nous ne voulons ici qu'apporter quelques observations et mettre en parallèles les signes oculaires les plus importants et parfois les seuls, avec les constatations faites au cours des interventions.
Oss. XIX (G. de C. 21 ans).
Baisse de la vue depuis juillet 1931, progressive mais rapide avec quelques améliorations passagères.
RO (ra
Le 28-5-32 (Harrmann). V. = P. L. Voit passer la main.
Fond d’æil : atrophie optique à bords nets. Vaisseaux petits.
Champ visuel : voit les mouvements de la main dans tout le champ visuel à droite,
et à gauche rétrécissement nasal supérieur et temporal inférieur.
Intervention quelques jours après : (DT Vincenr).
Œdème sous-arachnoïdien. Nerf optique droit long, rougeâtre, anormalement vasculaire, fasciculé, traînées d’arachnoïdite qui tiennent avec le lobe frontal. On aperçoit par la tranche le nerf optique gauche. Il est collé au lobe frontal gauche. On le décolle.
O8s. XX. (L. 8 ans).
Baisse de la vue depuis une date impossible à préciser.
Le 16-6-32 : Pupilles égales. Réflexes photo-moteurs faibles. Motilité normale. VODG : 5/50.
Fond d’œil : Papilles de teinte atrophique à bords nets (veines un peu sinueuses mais non dilatées).
Champ visiel normal.
Le 21-7-32 : VODG : 5/50. Fond d’æil et champ visuel sans changement.
Opération le 11 juillet 1932 (DT VixcenT).
Découverte du nerf optique droit. Le nerf est plus vasculaire que normalement. Découverte du nerf optique gauche. Même aspect.
Le 13 octobre 1932 : VOD : 5/35 ; VOG : 5/25.
Les veines sont normales. Le champ visuel est normal. Papilles blanches à bords nets.
Cette observation peut être rapportée au 3€ type décrit plus haut. Il y a eu cependant une amélioration.
Oss. XXI (K. 32 ans).
Baisse de la vue depuis un an 1/2. Aucun signe neurolo-