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brane ou de revêtement qui proviennent de la transformation directe du tissu conjonctif dermique.
Il semble en tous cas qu'il existe là deux segments osseux bien différents el n'ayant qu'un point commun : leur insertion sur le même os.
On retrouve une trace de cette origine dans l'existence d'une gouttière située sur la partie interne de la fente sphénoïdale au-dessous et en dehors du trou optique et sur les lèvres de laquelle s'insère le tendon de Zinn. Rouvière décrit cette petite gouttière à propos de l’insertion du tendon. « Ce sillon s'étend, dit-il, sur une longueur de 2 à 6 mm., immédiatement au-dessous de la racine postéro-inférieure de la petite aile du sphénoïde ». |
Le tendon de Zinn se fixe également sur les lèvres externes et internes de ce sillon ; la lèvre interne s'élève même parfois à son extrémité antérieure sous la forme « d’un petit tubercule sous optique » de dimensions et de configuration très variables.
Le sillon dans lequel se fixe le tendon de Zinn résulte de la soudure du processus alaire avec la partie correspondante du corps du sphénoïde. On sait que le processus alaire est un prolongement latéral du corps postérieur du sphénoïde ou basi-sphénoïde. De forme elliptique, allongé d’avant en arrière, ce processus n’est tout d’abord réuni au basi-sphénoïde que par la partie moyenne de son bord interne ; il s'étend en arrière et en avant de cette zone de fusion sous la forme de deux prolongements terminés en pointe. L’extrémité du prolongement postérieur devient la lingula sphénoïdalis.
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Le prolongement antérieur se soude par son bord interne à la partie correspondante du corps du sphénoïde. Mais cette soudure est incomplète, tout au moins dans les premières années de la vie : en arrière, en effet, le prolongement antérieur reste séparé du corps du sphénoïde par un canal que Sternberg a décrit sous le nom de canal cranio-pharyngien latéral. Ce canal s’oblitère le plus souvent vers la cinquième année. Mais, après la soudure complète du prolongement antérieur du processus alaire avec le corps du sphénoïde, il reste encore, comme trace de leur séparation primitive, sur ; la face supérieure de l'os, un sillon et c’est dans ce sillon que s’insère le tendon de Zinn. Le sillon du tendon de Linn présente parfois à son extrémité postérieure, chez l’adulte, un élargissement qui répond à l'extrémité supérieure du canal cranio-pharyngien oblitéré.
Ostéologie
Différentes par leur origine, les deux ailes du sphénoïde ont une forme et une orientation toutes différentes lune de lautre. Nous les situerons rapidement dans le fond de la cavité orbitaire, pour montrer comment elles limitent la région que nous étudions.
Grandes ailes du sphénoïde, — Les grandes ailes partent de la partie inférieure des faces latérales du corps du sphénoïde.
Elles se portent d'abord en dehors, puis en haut et en dehors (légèrement tordues par un axe horizontal
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dans les deux sens) et, de leurs deux faces, l’une est interne ou endocranienne, l’autre est externe ou exocranienne. Cette dernière est divisée en deux parties par une crête appelée la crête malaire ; une partie orbitaire et une partie temporale.
La partie orbitaire de la face externe regarde en avant et en dedans et entre dans la constitution de la paroi externe de la cavité orbitaire. Elle est quadrilatère. Et c’est son bord supérieur qui forme la limite inférieure de la fente sphénoïdale (son bord inférieur limitant en haut la fente sphéno-maxillaire, son bord anléro-externe répondant à la crête malaire et son bord postéro-interne, plus étroit, correspondant à l'extrémité antérieure de la racine de la grande aile).
Petites ailes du sphénoïde. — Les petites ailes sont deux lames osseuses triangulaires aplaties verticalement. Elles s’implantent, par leur base, sur la partie antéro-supérieure du corps du sphénoïde par deux racines qui limitent le trou ou canal optique. Cest leur face inférieure qui regarde en bas et limite en haut la fente sphénoïdale. j
Les grandes ailes en bas, Les petites ailes en haut limitent ainsi la fente sphénoïdale qui constitue un orifice allongé de diamètre variable et composé classiquement de deux parties, une partie large, interne et inférieure, presque circulaire et une partie de plus en plus étroite ; celle-ci prenant naissance sur la précédente, se dirige obliquement en haut et en dehors. Maïs, tandis que, à l’état frais, la partie large forme un ori-
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fice parfaitement perméable, la partie étroite, au contraire, est comblée par une lame fibreuse, empêchant le passage de tout organe à ce niveau. La partie large de la fente sphénoïdale qui constitue le véritable sommet de la pyramide orbilaire classique est située en dehors et en dessous du canal optique dont elle n’est, toutefois, séparée que par une mince lame osseuse, ce qui explique la communication possible entre les deux orifices et la fréquence de l'atteinte simultanée du nerf Optique et du moteur oculaire commun dans les cas qui nous intéressent. (|)
La fente sphénoïdale est encore en rapport assez intime avec le trou grand rond et la communication des deux orifices, constante chez l’em bryon, pour Le Double, a été signalée à titre d’anomalie chez l'adulte. (2)
Quant aux dimensions et à la forme de Ja fente sphénoïdale, elles varient suivant les races, suivant le sexe, suivant les individus.
Il est rare de trouver une fente sphénoïdale siluée Sur un plan très oblique par rapport à la verticale.
(1) Poucuer ct BEAUREGARD, — Traité d'Ostéologie 1889. « Exceptionnellement, chez l’homme le trou optique se confond avec la fente sphénoïdale, mais ce fait est très fréquent chez les animaux ».
(2) Le Douge : À propos d’un cas de Communication de la fente sphénoïdale et du trou grand rond de l'alisphénoïde humain (Comptes-rendus de l'association des analomistes de Montpellier, 1902) « Parmi les mammifères, le trou grand rond se confond toujours avec la fente sphénoïdale dont il forme la partie inférieure chez le morse et les phoques en général, les ruminants, les solipèdes, les pachydermes, et, dans l'ordre des rongeurs, Chez le castor, la marmotte, le cabiai et le porc épic... Chez l'embryon humain, le nerf maxillaire supérieur passe également d'abord dans la fente Sphénoïdale,
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C'est ce qui explique que pour l'observateur, qui regarde de face le squelette de l'orbite, celle-ci apparaisse toujours comme un espace clair, régulier, à travers lequel on aperçoit, sans interposition d'aucun massif, osseux, la partie latérale de l’occipital. Le plan horizontal qui passe par la fente sphénoïdale, même à sa partie toute inférieure passe au-dessus du rocher. C’est là un point fort intéressant, quant à la radiographie possible de la région, car les rayons n'auront à traverser que l’occipital, de texture assez homogène, et assez perméable pour donner une image nette des pourtours de la fente, ce qui, surtout dans les cas de lésion unilatérale, permettra, par un bon centrage, d'apprécier comparativement l'intégrité des deux fentes symétriques, ou l'atteinte de l’une d’entre elles.
On ne peut non plus donner de dimensions précises ni définir la morphologie de la fente sphénoïdale. Depuis la fente, constituée par une partie large, volumineuse, presque circulaire, et une partie étroite très courte qui ne semble être qu’un petit diverticule de la première, jusqu’à la fente dont les deux parties se continuent insensiblement, sans ligne de démarcation nette, et donne une véritable image de massue, tous les intermédiaires sont possibles.
On doit cependant considérer comme classique la forme, décrite par les auteurs, comprenant une partie large, inférieure et interne, en rapport assez proche avec le canal optique, et une partie étroite, légèrement plus étendue que la précédente dans sa longueur, mais se rétrécissant progressivement en haut et en dehors.