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Les deux sont assez nettement séparées par un changement brusque de direction des bords, au moins du bord supérieur, l’épine inférieure décrite par Poirier élant loin d’être constante.
La fente Sphénoïdale, ainsi constituée, est tapissée par des formations qui, de toutes parts, viennent, en quelque sorte, le capitonner. Nous avons déjà vu que la partie étroite de la fente était comblée par une lame fibreuse doublée en arrière par la dure mère, celle-ci au niveau de la fente sphénoïdale, s’insérant sur le périoste et semblant se continuer avec lui.
Mais sur le pourtour de Ja partie large de la fente Sphénoïdale viennent surtout S’insérer les muscles de l'orbite par un tendon commun : le tendon de Zinn. C'est ce tendon qui par lui-même ou par ses EXpPansions, vient diminuer, en avant, la surface de cette partie de la fente sphénoïdale et vient aussi, par la disposition de ces mêmes eXpansions, limiter les orifices de passage ‘des organes à ce niveau. C’est sur la description de ce tendon que portent des différences importantes que l'on retrouve chez les différents analomistes quant aux rapports des organes entre eux et aux rapports des organes avec les muscles et les tendons. Ces différences, pour Rouvière, qui semble avoir donné la description exacte de la région, seraient dues « probablement à la difficulté de disséquer, jusqu'à leur altache osseuse, les extrémités postérieures des muscles, en raison des adhérences intimes qui unissent leurs faisceaux
tendineux d’origine au périoste du sommet de l'orbite,
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La description fut donnée par Zinn (1) dès 1755 et sauf les différences que nous signalerons entre les principales études qui ont été faites de cette région depuis cette date, on peut dire que la description de Zinn reste la description classique dans ses grandes lignes.
Pour cet auteur, c’est un tendon commun qui donne naissance, en totalité ou en partie, aux muscles droit intérieur, droit interne et droit externe. Ce tendon s’insère dans un pelit sillon situé à la partie interne de la fente sphénoïdale. De là il se porte en avant en se divisant en trois faisceaux : un interne qui donne attache au muscle droit interne ; un médian, qui est continué par le muscle droit inférieur et un externe qui donne naissance au cheî inférieur du droit externe ; en effet, le droit externe naît par deux chefs, le second cheî prenant attache sur une arcade tendineuse qui s'étend d’un bord à l’autre de la fente sphénoïdale. Le tendon décrit par Zion ne donnerait donc naissance qu'aux seuls droit interne, droit inférieur et en partie au droit externe ;
(1) Tendo ille loco plane recondito delitescit sub fasciculo, quem nervi per hane fissuram in orbitam, venientes, ope cellulosae componunt, ut, nisi omnrbus illis remotis, in conspectum veniat, tota crassitie marginis esset à foramine optico sejunctus. Sic in sulco longe ultra lineæ spatium anteriora versus decurrit et, ubi ad oram internam, qua principium rotundum fissuræ sphénoidæ orbitam respicit, pervenit sensim paulo latior, tribus oculis musculis adductori, depressori, et abductori. sed huic tantum ex parte, originem præbet :
(onaxx GorrRien ZiNN — Descriplion anulomica oculi humani. MDCCLV, cap VIII, par. I. De ligamento communl unde oriuntur musculi adducens, deprimens.et abducentis caput alterum).
L'auteur compare ce tendon commun à celui qui, sur l’humérus, donne origine commune à l’extenseur commun des doigts, au cubital postérieur, à l’anconé et l’extenseur propre du petit doigt).