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le droit supérieur s’insérant directement sur le périoste qui recouvre le bord Supérieur du trou oplique et sur la partie avoisinante de la gaine du nerf, intermédiaire ainsi, par ses insertions, à celles du droit interne en dedans et du droit externe en dehors.
Merkel décrit une autre insertion au muscle droit externe sur une petite épine osseuse qui exislerait sur le bord inférieur de la fente sphénoïdale à peu près à l'union de la partie large avec la partie étroite. Cette épine est également décrite par Poirier dans son Traité d'Ostéologie : le moins qu'on puisse dire est qu'elle est inconstante.
Lockwood donne une description assez différente. Pour lui il n'y aurait plus en arrière un seul tendon d'insertion mais deux tendons distincts. L'un, inférieur, assez Semblable au tendon de Zinn, se diviserait en trois faisceaux : un Moyen, donnant insertion au droit inférieur tandis que les latéraux seraient prolongés par les muscles droit interne et droit externe mais seulement Par la partie inférieure de ces deux muscles. Quant au second tendon, il prendrait insertion le long du bord du Canal optique dans sa partie supéro-externe. Et, tandis que Sa parlie moyenne servirait d'origine au muscle droit supérieur, c’est de ses deux prolongements laté- Taux que partiraient les fibres Supérieures des muscles droit interne et droit exlerne. Ces deux tendons, formant comme deux accents circonflexes opposés l’un à l’autre, l’un Supérieur et l’autre inférieur, donneraient donc en commun insertion aux muscles latéraux tandis que du sommet de chacun d'eux partirait, du supérieur
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le droit supérieur, de l'inférieur le droit inférieur.
Testut ne déerit, lui, qu'un tendon qui né de la partie interne de la fente sphénoïdale (celle-ci présentant une petite surface rugucuse qui est tantôt en saillie, tantôt déprimée en forme de fossette), se porte en avant et se divise en trois branches : l’une interne pour le muscle droit interne, l’autre externe pour le muscle droit externe et une inférieure pour le droit inférieur ». Mais celle qui donne naissance au droit externe se bifurquerait, et, dit-il, « les branches d’origine du tendon du droit externe interceptent entre elles une espèce de
boutonnière : c’est l'anneau de Zinn à travers lequel passent le nerf moteur oculaire commun, le nerf moteur oculaire externe, le nerf nasal (branche interne de l’ophtalmique) et la veine ophtalmique ». Outre le passage de la veine ophtalmique à travers l’anneau de Zinn sur lequel nous reviendrons plus loin, on voit que cet auteur donne au droit supérieur une insertion directe sur le périoste.
Cette description est du reste détaillée par le même auteur dans une « note sur les nerfs moteurs et sensitifs de l'orbite dans leur trajet à travers le sinus caverneux et la fente sphénoïdale», où, après avoir étudié la situation respective de l’ophtalmique, du moteur oculaire externe et du moteur oculaire commun au niveau du sinus caverneux et discuté le lieu exact de l'entrecroisement des troncs ou des branches de ceux-ci en arrière de la fente sphénoïdale, il les situe au niveau de l'anneau de Zinn. La description qu’il donne est la description classique, sauf qu'il fait passer au milieu d'eux
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la grosse veine ophtalmique. « L’anneau de Zinp, on le sait, livre encore passage, dit-il, à une grosse veine : la veine ophtalmique. Cette veine occupe la partie externe de l’anneau et se trouve située un peu au-dessus du moteur oculaire externe et de la branche inférieure du moteur oculaire commun ».
Il fait également remarquer avec juste raison que les trois branches de l'ophtalmique : nasal, frontal et lacr y- Mal qui viennent à peine de se séparer sont déjà relativement fort éloignées l’une de l’autre, ceci répondant à leur trajet respectif dans la cavité orbitaire.
Gérard reprend la théorie des deux tendons, tendons de Zinn et tendon de Lockwood et, de cette origine COMmune, fait partir les quatre muscles droits. Il fait également insérer le tendon de Zinn par sa partie inférieure à l’épine du droit externe. Ce serait la réunion des deux tendons qui formerait l'anneau de Zinn.
Dès 1900, Rouvière avait fait paraitre un travail sur les insertions postérieures des muscles de l'œil. En 1914 il reprend, avec plus de détails, la même conception. Il montre que le droit supérieur, qui, pour les auteurs précédents, s'insérait directement sur le périoste provient, au moins en partie, du tendon de Zinn par l'intermédiaire d’une lame tendineuse, celle-ci constituant le côté interne de l'anneau de Zinn. « De nombreuses dissections, dit-il, nous ont, en effet, montré que toutes les descriptions faites jusqu’à aujourd'hui sont en partie inexactes et que les quatre muscles droits de l'œils’attachent entièrement sur le tendon de Zinn.
En eflet, le tendon de Zinn, se dirigeant en avant,
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s'élargit et donne naissance à six expansions dans l’intervalle desquelles naissent les portions charnues des quatre muscles droits. De ces expansions l’une est supérieure, l’une inféro-interne, l’une inféro-externe, l’une supéro-interne et les deux autres supéro-externes., Entre la supérieure, dirigée en haut et en dedans, et la plus élevée des supéro-externes naît le Droit Supérieur. Entre la moins élevée des supéro-externes et l’inféro-externe nait le droit externe. Le droit inférieur prend ses insertions sur les deux expansions inférieures. Et le droit interne naît dans l’interstice de l'expansion supéro-interne et de l'expansion inféro-interne.
Mais il existe entre ces expansions deux autres interstices : le premier se trouve situé entre l'expansion supérieure et l'expansion supéro-interne. C’est l’orifice de passage du nerf optique et de l'artère ophtalmique.
Le second est situé entre les deux expansions supéro-externes, qui s'opposent par des courbes à concavité contraire, et limitent ainsi Fanneau de Zinn. A signaler que l'insertion du tendon sur tout le pourtour du canal optique se fait suivant « la ligne de jonction du périoste avec la gaine du nerf optique », les trois formations se trouvant ainsi fusionnées à ce niveau.
On voit ainsi que c’est ce tendon commun qui va donner naissance aux quatre muscles droits. Les fibres moyennes des muscles s’enfonçant dans l’interstice de deux prolongements tendineux, naîtront au sommet de l'interstice du tendon lui-même, tandis que les fibres latérales naîtront des expansions latérales,
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« En conclusion, ditil, on peut dire que chacun des muscles naît :
4°Du tendon de Zinn lui-même ;
2° Des deux expansions tendineuses qui séparent chacun de ces muscles des muscles voisins.
La seule exception résulte de l’interposition des nerfs nasal, moteur oculaire commun et moteur oculaire externe, entre le droit supérieur et le droit externe au niveau de l'anneau de Zinn et de celle du nerf optique et de l'artère ophtalmique entre le droit Supérieur et le droit interne ».
La disposition des organes au niveau de la fente sphénoïdale varie suivant les auteurs et suivant la description qu’ils donnent du tendon de Zinn. Ces descriptions, basées sur des dissections toujours difliciles à interpréter, par suite de la situation profonde de la fente sphénoïdale, comportent des différences quant à la description du tendon lui-même et au passage des vaisseaux et : nerfs par rapport au tendon et à ses eXpansions. Seule la description de Rouvière nous semble concorder avec nos propres recherches et ceci d’une façon constante : c'est du reste cette description que cite Hovelacque comme devant être retenue. Il faut également remarquér que celte description concorde avec celle faite par Zinn lui-même dès 1755.
On trouve dans le traité de De Wecker et Landolt, à propos des blessures de l'orbite, un schéma de la fente sphénoïdale qui semble répondre de façon parfaite à la description actuellement admise du tendon et de l’anneau de Zinn et de la disposition des vaisseaux et nerfs
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à ce niveau. Le moteur oculaire commun n’est pas divisé en ses deux branches supérieure et inférieure mais il partage le passage de l'anneau avec le moteur oculaire externe et le nasal tandis que la veine passe avec le pathétique, le frontal et ie lacrymal (trochléaire, supraorbitaire ei lacrymal) en dehors de l’anneau.
On trouve également dans ce traité une série de coupes de l'orbite, empruntées à l'anatomie topographique de Lange, dont les premières, un peu trop antérieures pour intéresser la fente sphénoïdale elle-même, ou l’anneau de Zinn, n’en montrent pas moins de façon très nette la situation respective des principaux organes dès l'entrée dans l’orbite alors que la pyramide musculaire commence à peine à se dessiner.
Cependant Testut dans son Traité d'Anatomie (1), signale le passage de la veine ophtalmique à travers l’anneau de Zinn.
Pour Rouvière dont nous avons vu la description du tendon de Zinr et surtout de l'anneau du même nom (description déjà donnée dès 1900) ne passent dans l'anneau lui-même que quatre troncs nerveux : les deux branches de division du moteur oculaire commun, la supérieure beaucoup moins importante que l'inférieure ; le moteur oculaire externe qui, immédiatement, se plaque contre la face interne du muscle droit externe ; enfin plus en dedans le nasal en dedans et au-dessous duquel est située la racine sympathique du ganglion ophtalmique venue du plexus carotidien.
(4) Tesrur. — Traité d’Anatomie, 1905.
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C'est donc le moteur oculaire commun qui, avec le nasal, et beaucoup plus que le moteur oculaire externe, celui-ci rapidement enchâssé dans le muscle, seront exposés à lous les retentissements des lésions de voisinage au niveau de la partie interne de la fente sphénoiïdale. Ce sont également eux qui se trouvent les plus rapprochés du nerf optique. Et si, peut-être, la situation isolée du moteur oculaire externe dans le sinus caverneux explique son atteinte prédominante et parfois isolée dans certains cas, peut-être aussi la situation du moteur oculaire commun et du nasal au niveau de l'anneau de Zinn expliquerait-elle leur atteinte simullanée souvent associée à celle du nerf optique.
Il faut cependant, au passage, noter une différence très grande entre le nerf optique pénétrant dans l'orbite à travers un Canal étroit à contours fixes et les nerfs : qui traversent l'anneau de Zinn, celui-ci représentant la disposition anatomique la moins susceptible de comprimer par elle-même les organes. Testut et Jacob comparent cette disposition à celle que l’on rencontre toutes les fois que des vaisseaux ou nerfs traversent un muscle (anneau du soléaire, anneau des adducteurs, orifices du diaphragme, etc...) et destinée à empêcher la compression de ceux-ci. Ce ne sera pas, en effet, au niveau de l'anneau que les nerfs seront comprimés mais au niveau de la fente sphénoïdale elle-même.
Quant aux autres organes qui traversent la fente sphénoïdale, ils la traversent également dans sa partie large, la partie étroite étant obturée par une lame fi-
breuse et par la dure-mère,