RACE
Au point de vue clinique cependant, étaient réunis tous les éléments du syndrome de compression au niveau de la fente sphénoïdale.
La seconde observation comporte, comme signes de -début, une kératite neuroparalytique de l'œil gauche avec anesthésie de la paupière et de la cornée, du strabisme convergent et une immobilité du globe avec absence de reflexe pupillaire à la lumière. Du même côté amaurose et papille blanche ; de l’autre intégrité de la vision. À l’autopsie on trouva une tumeur qui intéressait surtout la partie large de la fente sphénoïdale, avait détruit l’apophyse clinoïde antérieure et la paroi inférieure de la fente de telle sorte que le trou optique n'étant plus différencié le nerf optique partageait le même orifice que les organes de la partie large de la fente. La première branche du trijumeau était englobée dans la tumeur.
Ici la tumeur plus localisée et étendue plus en arrière et plus en dedans a donné un tableau clinique qui pourrait peut-être être rapproché davantage du syndrome décrit par Foix de la paroi externe du sinus caverneux,celui-ci s’expliquant par la destruction partielle par la tumeur de la selle turcique.
Une troisième observation, citée par les mêmes auteurs, comporte, comme signes de début, de la douleur de l’aile du nez du côté gauche avec anesthésie de la même région, une ophtalmoplégie et de l’amaurose. Une tumeur grosse comme la moitié d’une orange, située au niveau de la fente sphénoïdale gauche, englobait tous les vaisseaux et nerîs de la région.