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une des principales raisons pour lesquelles le malade vient consulter. Car il leur attribuera souvent beaucoup plus d'importance qu'aux troubles moteurs, pourtant déjà souvent marqués. Il est rare, semble-t-il, qu’ils se développent seuls, comme de simples névralgies, et que l'examen ne révèle que secondairement l'atteinte des nerfs moteurs, qui viendra compléter le syndrome.
On a ainsi, en effet, le tableau clinique complet du syndrome de la fente sphénoïdale : ophtalmoplégie totale ou partielle associée à des troubles sensitifs et à une atteinte du nerf optique. C’est surtout l’association des troubles moteurs et des troubles sensitifs qui est caractéristique. Et quel que soit le degré qu'atteignent ces troubles, du moment qu'ils existent simultanément, le diagnostic doit immédiatement être orienté vers une lésion possible du fond de l'orbite intéressant la fente Sphénoïdale soit en totalité soit en partie.
Examen complémentaire. — En faveur de ce diagnostic il est un examen qui peut être pratiqué ; c’est l’examen radiologique. A propos de la communication de M. Terrien et de Mille Ostwalt que nous avons déjà signalée. M. Worms vient de rappeler deux cas personnels desquels nous ne voulons retenir que l’existence de lésions nettement visibles à la radiographie. Pour la première « toute la zone du sommet de l'orbite était sombre et élargie en une dilatation ampullaire.
Cette image correspondait, dit l'auteur, à une production pathologique que, logiquement, on devait interpréter comme une lésion ostéo-périostite de nature
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syphilitique ». Cette hypothèse pathogénique est appuyée dans l’esprit de l’auteur par l'existence chez un second malade d’une hyperostose de la région temporoorbitaire sensible à la palpation et visible à la radiographie.
Pour toutes les observations précédentes il n’est pas question de radiographie. Dans les cas qu’il nous a été
Cliché de fente sphénoïdale normale (PUTHOMME).
donné d'observer personnellement, la radiographie avait été pratiquée sans rien montrer d’anormal.
Il n’est pas moins intéressant de savoir que cela peut, dans certains cas, confirmer le diagnostic et permettre de suivre, sur la plaque, l’évolution de lésions dont la clinique ne peut que soupçonner l'existence.
Nous aurions voulu, à ce propos, recueillir des élements précis. Dans toutes les observations que nous avons pu retrouver ; il n’est pas question de radiographie. Nous nous sommes donc demandé s’il était pos-
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sible d'obtenir des clichés vraiment nets de la fente Sphénoïdale. Grâce à l’obligeance de Monsieur Puthomme, chef du service de radiologie de la Salpêtrière, nous avons pu, sur des sujets normaux, obtenir des clichés, qui permettent, dans la plupart des cas, d’étudier l'aspect d’une fente sphénoïdale par comparaison avec la région symétrique, reproduite sur la même plaque. Les incidences sont celles que recommandent les différents auteurs et notamment Hartmann. A noter toutetois que cette image symétrique ne peut être obtenue dans tous les cas sur la même plaque, particulièrement dans le cas où les os propres du nez, très étalés viennent, sur la photographie, empiéter largement sur la cavité orbitaire et cacher, en grande partie, la fente sphénoïdale. Quoi qu'il en soit, la radiographie est un élément de diagnostic important et les deux cas de Worms en sont la preuve (1).
(1) Qu'il nous soit permis de remercier ici Monsieur le Professeut Worms qui a bien voulu nous communiquer non seulement les cliches des malades dont il est question à dessin, mais nous a montré toute une série de radiographies, faites Par M. Hirtz au laboratoire de radiologie du Val-de-Grâce, et qui illustrent d’une façon tout à fait remarquable les observations cliniques auxquelles elles se rapportent.
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