CRAN
Chez les autres collatéraux : oncles, tantes, neveux et nièces, cousins à divers degrés on signale souvent soit une cécité soit de l’ôbésité soit de la polydactylie avec une imprécision bien compréhensible pour des parents si éloignés.
La transmission de la maladie de Lawrence obéit aux lois de Mendel et se fait selon le mode récessif. Celui-ci explique la possibilité de l’hérédité discontnue — qui au contraire exclut la dominance —, puisque les individus qui véhiculent une tare récessive peuvent être indemnes et que rien ne trahit l’atavisme qu’ils transmettent. Si l’on ajoute à cette notion que la maladie de Lawrence-BarDet entrave la reproduction de ceux qu’elle atteint, on comprend que |’ hérédité discontinue y soit même la règle.
Une telle maladie est Re très rare puisque son apparition chez les enfants nécessite la présence latente de la tare chez le père et chez la mère, évèntualité essentiellement favorisée par les unions consanguines. Quand une telle condition est réalisée et que plusieurs enfants naissent et vivent, la maladie frappe toujours plusieurs d’entre eux : les affections héréditaires récessives sont, en effet, des maladies fraternelles. Maïs parmi les enfants épargnés, certains, que nous sommes incapables de distinguer, ce qui,