‹ Le Syndrome de LittleChapitre 14 sur 41 · ET UNE · texte numérisé non relu

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démontré que le lobule paracentral se développe plus tôt que les centres cérébraux des bras. On ne doit pas oublier, en outre, que Betcherew a conclu, d'expériences faites sur de jeunes animaux, qu’un faisceau long n’est pas apte à fonctionner tant qu'il ne possède pas sa gaine de myéline ; il semble probable que la myeline joue le rôle d’une gaine isolante qui empêche le courant nerveux de diffuser. Or, la méthode de Weigert-Pal montre que le faisceau pyramidal n'est pas encore myélénisé à la naissance à terme. Quoi qu'il en soit, à l’écart de toute théorie, nos observations démontrent que l'intensité et la généralisation de la spasticité peuvent être en rapport avec l’état du faisceau pyramidal, point que nous examinerons au chapitre suivant, mais surtout doivent être en rapport avec la qualité et l'étendue du processus cérébral, et non avec la date plus ou moins prématurée de la naissance.

Certains auteurs ont essayé d'établir une classification étiologique, de distinguer une origine alcoolique, surtout syphilitique, etc., des diplégies cérébrales. Le même travail a été fait pour l'origine syphilitique du tabes et les auteurs sont encore divisés sur l'influence d’une syphilis acquise, chez un adulte dont on peut obtenir des réponses précises sur son passé morbide. Comment pourrait-il en être autrement pour les diplégies cérébrales, alors qu'il s’agit surtout de maladies infantiles, de maladies héréditaires, difficilement mises en évidence, soit par leurs signes propres, soit par la pauvreté ou l'absence même de renseignements sur la santé physique des parents et qui ne permettent pas d'apprécier un fait justement négatif et lui enlèvent une grande partie de sa valeur. Aussi avons-nous rapidement abandonné une classification que la raison nous conseille comme classification de choix, mais impossible encore dans la réalité.

Nous devons toutefois retenir la notion d'intoxication de la mère, soit par une maladie infectieuse, la syphilis en première ligne, soit par un produit toxique, tel que l'alcool, ce dernier facteur nous paraissant dans nos observations aussi important que la syphilis, ainsi que le prouve l'observation 45 où nous ne trouvons que # enfants bien portants sur 15, avec une hérédité

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alcoolique atteignant aussi bien la branche paternelle que la branche maternelle ; nous avons noté l'alcoolisme dans 7 observations (7, 10, 41, 12, 13, 15, 21) et les troubles intellectuels sont très prononcés chez ces malades ; l’enfant de l’observation 21 à été conçu pendant l'ivresse ; nous trouvons trois fois l’hérédité tuberculeuse (Observations 5, 9 et 12) et une seule fois l’hérédité syphilitique, mais nous avons déjà dit combien il était difficile de mettre cette dernière en évidence. Très souvent la grossesse a été pénible et il est permis de se demander si l'affection cérébrale est due à la naissance prématurée ou bien, ce qui paraît plus probable, si la même cause, c'est-à-dire une intoxication ou une infection maternelles, n’a pas produit à la fois l'accouchement prématuré et la lésion cérébrale de l'enfant. Mais il existe en outre un certain nombre de diplégies dues soit à un traumatisme obstétrical ainsi que le prouve le cas célèbre de Sarah Mac Mutt, soit à une infection méningée après la naissance, mais il faut avouer que la symptomatologie ne permet pas de découvrir la véritable cause, syphilis, intoxication alcoolique, maladie infectieuse de la mère, traumatisme obstétrical, infection extra-utérine, qui a créé les lésions cérébrales. En résumé, sur 31 cas personnels de diplégies cérébrales, nous avons trouvé 12 fois la naissance avant terme, soit 38 0/0; 15 fois la naissance asphyxique ou lapparition peu après la naissance, soit 48 0/0 ; 4 fois l’absence d’étiologie, soit 13 0/0.

Freud et Ganghofner arrivent à des conclusions un peu différentes, puisque leurs statistiques comprennent les cas développés jusqu’à l’âge de 5 ans. Réunissant 275 observations, Freud a trouvé 34 0/0 de cas sans étiologie, 7,7 0/0 avec une étiologie maternelle (alcoolisme, tubereulose, ete.), 50 0/0 avec l'étiologie de Little, 7,4 0/0 avec une origine extra-utérine. |

En 1896, Ganghofner analyse 54 cas personnels qui comprennent 19 cas sans étiologie (35 0/0), 11 cas avec étiologie maternelle (maladie toxi-infectieuse, traumatisme, maladie mentale) ; 20,3 0/0, 5 cas avec étiologie de Little, 9 cas avec début extra-utérin (infection, traumatisme). Or, Ganghofner a trouvé

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