‹ Le Syndrome de LittleChapitre 16 sur 41 · ARTE ES · texte numérisé non relu

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longo, qui sont des naissances asphyxiques ou laborieuses ; enfin Ganghofner rapporte 10 cas de chorée datant de la naissance, dont 5 avec étiologie maternelle : XXXIX, XXXVII, XXXV, XI. XVI, et 5 avec étiologie connue : XXXVII, XXXIH, XXIIE, XX, V.

L'amélioration progressive ne peut servir d'élément de diagnostic. Little avait déjà indiqué que la guérison n’était jamais complète, que les malades même très améliorés gardaient toujours une démarche spastique. (Observation de Le Meignen. Homme de 49 ans ayant démarche spastique). Cette amélioration ne dépend pas de la naissance avant terme, elle est plus fréquente dans les formes paraplégiques, mais elle peut faire totalement défaut, même si le malade n’est pas atteint de troubles int-llectuels. (Observations 3 et 4). Il est donc nécessaire qu’il existe un obstacle permanent à la disparition de la spasticité, il faut donc que le faisceau pyramidal ne puisse jamais accomplir son rôle physiologique par le fait d’une lésion permanente, soit que ses cellules d’origine aient été à jamais lésées, soit que ses cylindraxes aient été sectionnées par une hémorrhagie ou un processus inflammatoire, toute lésion qui siégera dans le cerveau, puisque dans le chapitre précédent nous avons mis dans un cadre à part et distingué de la maladie de Little les myélites transverses congénitales et les hématomyélies de la naissance. Nous voyons d’ailleurs des myélites chroniques, par mal de Polt, ou syphilis, s'améliorer naturellement, la marche redevenir possible et se perfectionner, alors que la spasticité se révèle toujours par l’exagération des réflexes et la trépidation spinale.

Il n’est pas besoin, à notre avis, de faire intervenir l'hypothèse suivante de Brissaud. « Si je vous ai dit que la maladie de Little avait une tendance naturelle à la guérison, c’est précisément parce qu'un enfant viable a presque toujours une ébauche de faisceau pyramidal lorsqu'il voit le jour et, s’il ne l’a pas, on peut encore concevoir qu'il supplée à l'absence de ce grand faisceau anastomotique par des compensations anormales. L’expérience démontre que, chez un animal nouveau-né, l’ablation des deux zônes motrices n’entraine pas nécessairement une abolition irrémédiabledes mouvements volontaires. Aprèsune période

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