MEET
Nous rappelons en outre que M. Gilles de la Tourette invoque l’immobilisation pour expliquer les arthrites et les atrophies musculaires, d'ordre réflexe pour lui, que l’on peut voir survenir dans le cours de l’hémiplégie /Société médicale des hopitaux, 1897).
Mais la question change tout à fait d'aspect, si le malade se trouve être non un vieillard infirme obligé de garder le lit, mais un adulte vigoureux, mêlé encore à la vie journalière. On voit aussitôt que la théorie de l’immobilisation et de l’altération musculaire consécutive est erronnée. La contracture post-hémiplégique n’est pas une pseudo-contracture, passive, paralytique ; elle est au contraire une contracture active qui s’exagère par les émotions, les mouvements volontaires, l'absorption de strychnine, qui disparait par le chloroforme, l’anémie produite par la bande d'Esmarck, caractères bien mis en lumière par Brissaud et Blocq, qui présente, avec une contractibilité idio-musculaire exagéré, une secousse musculaire semblable à celle des affections spasmodiques et à celles des muscles soumis à l’action d’une substance tétanisante, comme la vératrine. La contracture post-hémiplégique nous apparait ainsi comme une exagération du tonus musculaire normal, résultat lui-même d’une exagération du tonus nerveux de la cellule médullaire de la corne antérieure.
$ 2. — Les Théories spinales
La majorité des physiologistes admet qu’à l’état de repos, le muscle est dans un état particulier intermédiaire entre Le relàchement et la contraction, état qu’ils désignent sous le nom de tonus musculaire. Le nerf moteur est-il sectionné, le musele s’allongera aussitôt, preuve certaine de l’action de la cellule motrice médullaire sur la tonicité musculaire. Au contraire, les muscles antagonistes sont-ils paralysés, le muscle se raccourcira en vertu de cette même tonicité. Quelles sont donc les voies et les conditions nécessaires pour le tonus museulaire normal? Pour expliquer le mécanisme aussi bien du tonus musculaire que de