‹ Le syndrome de Stokes-Adams et les Troubles de la Conductibilité d'après 54 ObservationsChapitre 31 sur 65 · HORS · texte numérisé non relu

HORS

M. Ba, vient consulter en janvier 1922, pour des accidents vertigineux liés à un ralentissement anormal du pouls.

Le malade est âgé actuellement de 47 ans et les premiers accidents se sont manifestés il y a trois ans. Durant toute une année, il éprouva de fréquents vertiges. Sa femme en donne une description très exacte (pâleur subite de la afce, divergence des yeux, respiration profonde, rougeur à la fin, etc.), qui ne laisse aucun doute sur leur véritable nature. Pendant cette année, il traversa à plusieurs reprises des phases très critiques avec état de mal vertigineux. I lui est arrivé, durant plusieurs journées, d’être obligé de rester chez lui parce qu’il prenait constamment des vertiges, plusieurs dizaines par jour. À un certain moment, pendant une semaine

ou deux les vertiges survenaient presque constamment. Après

cette période troublée de la première année, il passa deux ans complets sans éprouver aucun trouble. Depuis trois semaines, à la suite d’une grippe, quelques vertiges ont réapparu. Il est à remarquer que le malade n’a pris qu’une seule syncope complète, un jour dans la rue, vers le début de sa maladie. Le pouls, lorsqu'on examine le malade au cabinet, bat à 56-60. Malgré ce taux élevé, on fait cependant le diagnostic de block total, car le rythme ne varie pas du tout après une série de flexions prononcées du tronc et les jugulaires présentent, toutes les quatre ou cinq pulsations, un bondissement brusque caractéristique, dû à la superposition des contractions auriculaires et ventriculaires. Au même moment, on perçoit à l’auscultation une systole beaucoup plus brusque, avec premier bruit plus éclatant. Un tracé électrique recueilli en février, montre un pouls à 46 environ avec block total,

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L’examen du cœur montre l’existence d’un beau rétrécissement aortique pur. Il existe à la base du cœur, avec maximum à la partie interne du deuxième espace intercostal droit, un souffle systolique intense, rude, se propageant sur toute la longueur des clavicules et dans les vaisseaux du cou ; ce souffle s'entend très bien sur le sternum et descend vers la pointe. On peut se demander si le souffle perçu à la pointe du cœur est le fait d’une insuffisance mitrale concomitante ou de la simple propagation du souffle de la base. Pour diverses raisons (timbre, peu de propagation en dehors), c’est cette dernière interprétation qui paraît la plus plausible, Frémissement systolique superposé au souffle sur le bord droit du sternum. Pas le moindre souffle d’insuffisance aortique, même en auscultant avec le plus grand soin sur le bord gauche du sternum. A l’examen radioscopique, ventricule gauche moyennement hypertrophié, pédicule un peu large, pas d’ectasie. Tension 160-/85, pouls 56. Pas d’albumine. Au total, cardiopathie valvulaire assez bien tolérée, le sujet n’éprouvant que peu d’essouflement. Cette cardiopathie est vraisemblablement très ancienne, car le malade raconte qu’à l’âge de 20 ans, faisant son service, un médecin militaire l’ausculta, entendit un gros souffle et voulut le faire réformer immédiatement ; un autre médecin s’y opposa parce que l’état fonctionnel était excellent.

L’interrogatoire du malade ne révèle aucune affection digne d’être notée, Il n’a jamais eu d’atteinte de rhumatisme articulaire aigu. Pas la moindre histoire, pas le moindre stigmate de syphilis. Réactions pupillaires normales, pas de cicatrice locale, Wassermann fait le 11 février 1922 est négatif.

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OBSERVATION XXII. — Gallavardin

Homme de 54 ans.

Endocardite chronique, avec rétrécissement prédominant, constatée pour la première fois à l’âge de 28 ans. Origine indéterminée de cette endocardite ; pas de rhumatisme. Pas de syphilis.

Pouls régulier à 44, par block total, constaté à 49 ans, mais sans doute plus ancien, car à 42 ans le malade eut trois syncopes complètes et plusieurs vertiges. |

Durant les trois dernières années de sa vie, le malade présente l'aspect d'un valvulaire troublé. Asystolie sévère pendant les trois derniers mois terminée par une mort brusque, à 55 ans.

Co... âgé de 54 ans, vient consulter en août 1921, pour une cardiopathie très ancienne, avec symptômes fonctionnels accentués.

On constate de suite l’existence d’une grosse cardiopathie valvulaire avec volumineuse hypertrophie cardiaque. Les lésions sont nettement prédominantes au niveau de l’orifice aortique. A la base, il existe un souffle systolique intense de rétrécissement aortique, rude, avec propagation étendue sur les clavicules, mais sans frémissement. Sur le bord sternal gauche, souffle diastolique d’insuffisance d’intensité moyenne, A la pointe, il existe bien un souffle systolique, mais il est difficile de décider s’il s’agit d’une insuffisance mitrale concomitante ou de la simple propagation du souffle systolique de la base. Tension 155/70, avec trou auscultatoire complet entre 120 et 85. A l'examen radioscopique, image d’un gros cœur aortique. 0

Il est certain que cette lésion aortique est frés ancienne. A l’âge de 28 ans, un médecin civil lui a dit qu’il avait un gros souffle systolique au cœur; lors d’une période de 28 jours à 30 ans, un médecin militaire l’ausculta et dit : « Lésion cardiaque, homme à réformer immédiatement », ce qui fut fait. L'étiologie est plus difficile à fixer. Le sujet n’a jamais eu de rhumatisme articulaire aigu, ni aucune maladie infectieuse digne d’être notée. Il affirme n’avoir pas eu la syphilis, et l’on ne relève chez lui aucun stigmate pupillaire

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