‹ Le syndrome de Stokes-Adams et les Troubles de la Conductibilité d'après 54 ObservationsChapitre 34 sur 65 · LOS · texte numérisé non relu

LOS

agit d’une façon anormale sur le faisceau de His et sur le sinus. Ces particularités sont peut-être à rapprocher de ce fait que les phénomènes de Stokes-Adams étaient très influencés par l’état fonctionnel du malade, très fréquents lorsqu’il était essouflé, beaucoup plus rares ou même disparaissant lorsque l’état devenait bon. A ce moment-là, on voyait même l’intervalle P-R s’abaisser à 0,20 cent. de seconde. On commence chez le malade un traitement spécifique ; mais le malade refuse de le continuer et sort de l’hôpital.

OBSERVATION XXIV. — Gallavardin

Homme de 50 ans. Lésion aortique avec rétrécissement prédominant d’origine indélerminée. Pas de rhumatisme dans les antécédents. Aucun antécédent de syphilis. Wassermann négatif. ;

Pouls lent à 44-52, par block partiel, le malade a été, à certain moments, en block total à 32. Pas d'accidents syncopaux.

A, àgé de 50 ans, vient consulter pour des symptômes assez vagues, céphalées, quelques vertiges, un peu d’affaiblissement.

Il présente une lésion aortique double certaine, assez bien tolérée. Le rétrécissement aortique est très prédominant et se traduit par un souffle systolique intense au foyer classique et se’ propage jusqu’à la pointe. Insuffisance aortique légère. Tension artérielle 180/95, avec un petit trou auscultatoire. L’étiologie et la nature de cette lésion sont difficiles à préciser, Le sujet ne peut donner aucun renseignement sur l’époque à laquelle elle a apparu. Pas de rhumatisme dans les antécédents. Après examen et interrogatoire très attentifs, on a aucune raison d'admettre la syphilis. Le sujet s’est toujours observé de très près et affirme n’avoir jamais eu aucun accident vénérien ; on ne découvre aucune cicatrice suspecte localement, aucun stigmate pupillaire, lingual ou autre. Le Wassermann que l’on fait faire le 1° octobre 1920 est négatif. Pas d’albumine.

LRAgES

Le pouls est à 44-52, s’accélérant par l'effort jusqu’à 56. La compression du pneumogastrique donne plutôt une accélération légère qu’un ralentissement. Le tracé électrique montre qu’il s’agit d’un bloc partiel 2/1. Jamais d’accidents syncopaux. Le malade affirme qu’à certains moments son pouls a été à 32, ce qui laisse à penser qu’il était à ce moment en block total.

OBSERVATION XXV. - Gallavardin

Honune de 53 ans. Syndrome de Stokes-Adams avec pouls à 36 par block total. Nombreux accidents vertigineux et syncopaux dans ces six derniers mois.

Cardiopathie concomitante avec rétrécissement aortique probable, hypertension artérielle moyenne, dyspnée d’effort depuis quatre ans et quelques accès d’œdème pulmonaire nocturnes.

Pas de rhumatisme aigu dans les antécédents. Pas de syphilis (Wassermann négatif).

Triv…., entre à l’hôpital de la Croix-Rousse pour un syndrome de Stokes-Adams typique. \

Le pouls est très ralenti, aux environs de 36-38 et le tracé électrique démontre la dissociation auriculo-ventriculaire. Le malade ne peut dire à combien remonte ce pouls lent. Depuis 6 mois, les accidents syncopaux et vertigineux ont été très fréquents. Plusieurs syncopes complètes, avec mêmes mouvements convulsifs; il y a quelques semaines, vertiges presque subintrants pendant quelques semaines.

Le malade est en même temps un cardiaque. Depuis quatre ans, dyspnée d’effort accentuée. Deux accès d’æœdème pulmonaire nocturne pendant ces quatre dernières années. La tension artérielle est à 180/75 et le malade a de l’albuminurie d’une façon intermittente, Pointe du cœur non sentie. A l’auscultation, souffle systolique bref, pas très intense, qu’on per-

coit sur le sternum, au foyer aortique et qui se propage sur les deux clavicules et très nettement dans les vaisseaux du cou, surtout à gauche. Il est donc possible qu’il existe un léger degré de rétrécissement aortique.

L'origine de cette cardiopathie est indéterminée. Interrogé minutieusement sur la syphilis le malade ne signale rien d’anormal, Aucune cicatrice locale, aucun stigmate pupillaire lingual ou patellaire. Le Wassermann fait précédemment à l’Hôtel-Dieu a été négatif. On ne peut attribuer non plus d’une façon certaine la lésion cardiaque au rhumatisme; car le malade dit simplement avoir éprouvé il y a 8 ans des douleurs dans les genoux sans tuméfaction et sans alitement. Pas la moindre atteinte dans l’enfance.

OBSERVATION XXVI. = Gallavardin

Homme de 65 ans. Maladie de Stokes-Adams ayant débuté à 58 ans. À ce moment, deux syncopes complètes et état de mal vertigineux d'une extrême gravité pendant une semaine, avec 172 accidents verligineux constatés en une seule journée; nouvel état de mal vertigineux moins grave à 59 ans. Quelques vertiges fugaces à 60-61 ‘ans. Rien dans les trois années suivantes. On constate par l'enregistrement électrique un block partiel, avec grand allongement a-v, à 58 ans au moment de la période critique, et un block total à 65 ans.

Rhumatisme articulaire aigu à 38 ans. Ni antécédents, ni stigmates spécifiques; Wassermann négatif. On fait cependant une réserve sur la possibilité d’une origine spécifique, car on constata à 64 ans un souffle d’insuffisance aortique qui avait pu échapper, mais qui n'existait peut-être pas aux examens précédents.

Lau..., âgé de 64 ans, est examiné à deux reprises, en maijuin 1913 et en octobre 1919. C’est un cas typique de Stokes- Adams dont l’étiologie est difficile à préciser.

Les symptômes de la maladie de Stokes-Adams débutérent le 7 avril 1913, alors qu’il avait 58 ans. C’est en chemin de fer qu’il prit pour la première fois une sorte d’évanouissement qui l’étonna beaucoup. Durant ce premier mois, il prit très souvent de petits vertiges et comme des absences sans perte de connaissance complète. Le 6 mai, attaque syncopale brusque et complète survenue dans la rue : le malade tombe à terre, perd connaissance et se relève sans savoir ce qui lui était arrivé. Dans la nuit du 6 au 7, 15 crises vertigineuses ou syncopales.

La semaine suivante, pendant laquelle il fut obligé de rester au lit complètement, fut terrible. Le malade prenait des crises continuellement. Sa femme, pendant une période de 24 heures en a compté 172. Elle en fait une description parfaite d’exactitude. Comme ces crises étaient très fréquentes, survenant même parfois toutes les minutes et qu’on lui avait dit qu’elles étaient dues à un arrêt du pouls, elle en suivait

Page 1