QE
précédente, mais moins accentuée, il y a deux ans, d’une durée de quinze jours. Depuis ce moment, dyspnée d’effort qui n’a fait que s’accentuer, et qui l’oblige à demander des soins. À l’entrée, essouflement assez accentué, œdème des jambes, un peu d’ascite. La pointe du cœur bat dans le VI° espace intercostal, à deux .ravers de doigt en dehors de la ligne mamelonnaire. Aucun souffle. À l’examen radioscopique, grosse dilatation cardiaque ; rien à l'aorte, Pas d’albumine ; la tension systolique n’est que de 125.
La nature et l’étiologie de cette cardiopathie sont impossibles à préciser. Il n’existe aucun signe de lésion valvulaire et du reste le malade n’a jamais eu de rhumatisme franc. On interroge avec grand soin le malade sur une spécificité possible et f’on ne trouve ni antécédents, ni cicatrice, ni stigmate pupillaire ou autre. Wassermann non fait. L’impression est qu’il s’agit d’un myocarde à gros cœur, sans aucune hypertension. On se demande simplement si les crises douloureuses a'il y a dix ans et deux ans ne peuvent être attribuées x une thrombose coronarienne.
OBSERVATION XXXI. — Gallavardin
Jeune homme de 20 ans.
Pas ae maladies antérieures. Excellente santé jusqu'à l'âge
de 18 ans.
À 6 ans, violent traumatisme de la région précordiale, par coup de pied de cheval. Le sujet tombe à terre sans connaissance ; huit jours de lit à la suite. Depuis ce moment, modification radicale de l’état fonctionnel : essouffement au moindre effort, cyanose facile.
ÿn examen médical pratiqué deux ans après l'accident, montre un pouls lent à 47-52 par block total (tracés veineux) ventricule gauche un peu hypertrophié, souffle systolique sourd à la base, de signification imprécise (1).
& publié in « Block total d'origine traumatique chez un ban de 20 ans, Soc. Méd. Hôp. Lyon, 21 février 1922, . Lyon Médical, 25 juin 1922, p. 545.
Br. Cl, âgé de 20 ans, est examiné en 1918, lors d’un conseil de révision. On est un peu étonné de constater chez lui. un pouls un peu ralenti autour de 50. Comme ce pouls ne s'accélère pas par les mouvements, que l'inspection des jugulaires révèle par instants des soulèvements plus violents attribuables à la coïncidence des contractions auriculaire et ventriculaire, on pense à la possibilité d’un block total et l’on fait entrer le sujet dans un service d’observation afin de l’examiner plus à loisir.
l1 n’y a rien à relever dans les antécédents. A part une varicelle dans l’enfance, le sujet n’a jamais été malade. Ni diphtérie, ni rhumatisme. Jusqu’à l’âge üe 18 ans, il jouissait d’une santé parfaite, était, dit-il « vif comme un écureuil », et se livrait à des travaux très pénibles sans éprouver jamais aucun essouflement.
En juin 1917, à l’âge de 18 ans, il fut +ictime de l’accident suivant : Son père s’occupait à dresser une pouliche vicieuse. S’étant lui-même approché trop près de cette pouliche en arrière, il reçut en pleine poitrine une ruade d’une extrême violence qui l’étendit roide à terre. Il serait resté sans connaissance un temps qu’il ne peut pas préciser. Au bout de quelques instants, il reprit ses sens, mais ne put se lever et deux personnes le transportèrent à bras dans son lit où 1l resta huit jours. A la suite, il put se lever, mais fut obligé de se reposer à peu près complètement pendant deux mois encore. Depuis cet accident, son état s’est radicalement modifié, il n’est plus le même et son père lui dit souvent « qu’il n’est plus qu’un vieux ». Il est essouflé, cyanotique même au moindre effort et ne peut plus se livrer à aucun travail pénible, sans amélioration pendant ces deux dernières années. Il n’a pas éprouvé de véritable perte de connaissance depuis la première. Mais, dans les premiers temps, il se plaignait assez fréquemment de sensations de vertiges avec brouillards devant les yeux, comme s’il allait tomber ; mais il n’eut jamais de syncopes complètes. Ces incidents se sont, du reste, progressivement espacés et sont maintenant très rares,
Le pouls est régulier, d'ordinaire entre 48 et 52. Que le sujet soit couché ou debout, le chiffre ne varie pas. Pas d'accélération à la suite de flexions répétées du tronc, Après
une course de 200 mètres à allure très rapide, il revient anhélant et son pouls ne s’est accéléré qu’à 60. L’inspection des jugulaires montre des soulèvements modérés, mais toutes les cinq ou six contractions un bondissement un peu plus brusque. Les tracés veineux recueillis à l’aide du polygraphe à encre de Jacquet montre une dissociation auriculoventriculaire complète : il existe 47 contractions ventriculaires à la minute, pour 56 contractions auriculaires, le sujet étant étendu äepuis une demi-heure.
Il est à remarquer que ce sujet ne présente pas qu’un trouble rythmique avec pouls lent. Cest un cardiaque, essoufflé au moindre effort et devenant facilement cyanotique sous l‘infiuence de la fatigue et même du froid. La pointe du cœur bat dans le V° espace en dehors du mamelon. On