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ne note ni lésion mitrale, ni insuffisance aortique. Mais à la base, vi perçoit un souffle systolique sourd et rude, sans frémissement il est vrai, inais-n’ayant pas l'allure d’un souflle anemique et qui laisse quelques doutes sur l’existence d’un rétrécissement aortique sans qu’on puisse rien affirmer à cet égard, Ventricule gauche assez hypertrophié à l'examen radioscopique. Rien d’anormal dans le pédicule artériel.
On a eu des nouvelles du malade en décembre 1921, trois ans après le premier examen ; état stationnaire, pouls tou-
jours aussi lent.
OBSERVATION XXXII. — Gallavardin
Homme de 46 ans. Excellente santé jusqu'à ces deux dernières années. Nr rhumatisme, ni maladies infectieuses. Pas de syphilis. Wassermann négatif.
Maladie de Stokes-Adams avec ralentissement intermittent du pouls et nombreux accidents vertigineux ou syncopaux. Phases frustes avec pouls à peine ralenti, allongement à peine sensible de l'intervatle P-R, mais altération très nette du complexe ventriculaire électrique.
Cardiopathie hypertrophique avec dyspnée d'effort, sans lésion valvulaire, sans hypertension artérielle, sans albuminurie.
Origine traumatique -rès probable de cette cardiopathie, te malade ayant été victime, il y a deux ans d’un accident dans lequel les deux roues d’un tombereau lui passèrent sur la poitrine. Début de la dyspnée d'effort six mots après l'accident, et des accidents vertigineux et syncopaux un an et demi après.
Du... âgé de 44 ans, est envoyé, pour les accidents nerveux, qui semblent caractéristiques d’une maladie de Stokes- Adams et du ralentissement du pouls perçu d’une façon irrégulière, On l’examine en avril-mai 1922.
Dans les antécédents du malade, on ne relève absolument rien avant ces deux dernières années. Il a eu douze frères ou sœurs bien portants. Depuis l’enfance jusqu’à ces dernières années, il ne se souvient pas s'être couché un seul jour pour une maladie. Jamais de rhumatisme. Il a fait son service militaire et a été mobilisé toute la guerre sans éprouver aucun trouble. Interrogé très soigneusement au point de vue de la syphilis, on ne trouve aucun antécédent, aucun stigmate (langue, pupilles, réflexes) qui puisse faire penser à cette infection. Le malade est cultivateur et n’a pas eu de rapports extra-conjugaux. Un Wassermann fait à l’institut bactériologique de Lyon, en avril 1922, a été négatif.
Il fait remonter tous ses malaises à un accident dont il aurait été victime en mars 1920. Il conduisait un tombereau
vide transportant simplement une charrue, les deux chevaux prirent peur il se jeta à leur tête pour les arrêter, fut roulé par terre, glissa sous le tombereau dont les deux roues, dit-il, lui passèrent « sur la poitrine, au niveau des seins ». Il perdit connaissance pendant un temps qu’il ne peut préciser. Des voisins qui avaient de loin été témoins de l'accident vinrent le chercher, le relevèrent et le transportèrent chez lui en voiture. Les jours suivants, il se remit peu à peu, sans présenter de troubles bien précis. A dater de novembre 1920, c’est-à-dire près de six mois après cet accident, il cemmenca à être essouflé et il semble bien qu’à ce moment-là il ait présenté quelques accidents vertigineux. L’essouflement augmenta progressivement, si bien que, depuis six mois, il est très gèné dans son travail de cultivateur et a dû supprimer tous les labeurs pénibles. En novembre et en décembre 1921, il eut de nombreux vertiges, au moins 7 à 8 par jour pendant une semaine. Sa femme, qui a pu l’observer en donne une description très caractéristique : brusquement il pâlissait, ses yeux se tournaient et brusquement, au moment où il allait perdre connaissance, sa face rougissait subitement et tout était fini. Ces accidents vertigineux sont revenus récemment, depuis mars 1922. En mars, plusieurs vertiges et une syncope complète au moment où il donnait à manger à ses chevaux. En avril 1922, phase très critique ; du 11 avril au 28, le malade a conipté 63 accidents, la plupart vertigineux, quelques-uns accompagnés de pertes de connaissance ct même, dit sa femme, l’un d’une crise convulsive. Dans une seule journée, celle du 16 avril, il a eu 23 accidents. vertigineux ou pertes de connaissance.
A l’examen du cœur, on note une pointe dans le VI* espace, à un travers de doigt en dehors de la ligne mamelonnaire ; la radioscopie montre un degré accentuë d’hypertrophie cardiaque développée surtout aux dépens du ventricule gauche. L’auscultation attentive ne révèle aucun signe qui puisse faire penser à l’existence d’une lésios valvuMiTre, Pas ce galop ; pas de souffle, pas plus à la base qu’à la pointe. Pas d’hypertension, 130/60, pouls 45. Jamais d’albumine dans les urines. Il est très probable que cette cardiopathie pyperfro phique avec dyspnée d'effort assez accentuée, sans lésion valvulaire, sans brightisme, est d’origine traumatique. On ne voit d’autre cause à laquelle on puisse l’attribuer.
Le pouls a souvent été trouvé ralenti chez ce malade, M. le Docteur Compin, de Bourbon-Lancy, constata assez souvent, en 1921, un pouls irrégulier entre 30 et 40. Je vis moi-même trois fois le malade. Le 6 avril 1922, je trouvai des chiffres entre 36 et 50 à la minute, mais comme il existait de nombreux couples avec extra-systoles, il était difficile de faire la part dans ce chiffre perçu au cœur des contractions normales et des contractions extra-systoliques. L’effort fit monter le pouls de 36 à 42. Ordinairement, on trouvait de 38 à 40, Le 4 mai, lors d’une nouvelle visite, je trouvai le pouls régulier à 36, à peu près invariable ; il est donc probable que le sujet était à ce moment en block total. Il dit avoir souvent compté chez lui seulement 32 battements. Afin d’élucider cette question des troubles rythmiques, je fis venir le malade à l’Hôtel-Dieu, dans mon service, afin de prendre un tracé électrique. Ce jour le pouls était aux environs de
55, tout à fait régulier. Le tracé reproduit ci-joint montre un rythme régulier, avec seulement deux anomalies : 1° un très léger allongement de l’intervalle P-R qui mesure de 9,20 à 0,22 cent. de seconde (au lieu de la normale 0,18 cent.) alfongement vraiment bien minime pour baser à lui seul un diagnostie de Stokes-Adams ; 2° une altération très nette du complexe ventriculaire électrique dont le groupe Q, à, S mesure au moins 15 centièmes de seconde au lieu de {a raleur normale de 0,02 à 0,04 centièmes. Il s'agissait donc d’une maladie de Stokes-Adams, avec bradycardie intermittente due, très vraisemblablement, à des troubles de la conductibilité auriculo-ventriculaire et des phases frustes dont témoigne le tracé ci-joint avec allongement à peine sensibie de l'intervalle P-R et altération beaucoup plus marquée du complexe ventriculaire électrique.
OBSERVATION XXXIIL — Gallavardin et Pallasse
Homme de 26 ans. Rhumatisme articutaire aigu, d'intensité moyenne.
Au cours de cette atteinte rhumatismale, apparition d'une bradycardie avec ou sans arythmie, entre 35 et 50 putsations. Les traces électriques démontrent l'existence d'une bradycardie par block partiel avec succession et intrication des rythmes 2/1, 3/1 ; altération transitoire du complexe ventriculaire électrique (1).
Se. Louis, âgé de 26 ans, manœuvre, entre dans le service du Professeur Paul Courmont alors suppléé par l’un ue nous, pour une atteinte de rhumatisme articulaire aigu, le 3 février 1914.
Dans les antécédents, on note comme seule chose intéressante une première atteinte de rhumatisme, en 1909, alors qu’il était au régiment, et pour laquelle il resta trois mois à l’hôpital de Constantine. L’attaque fut assez sévère, et il prétend qu’un médecin aurait constaté des irrégularités du pouls en même temps qu’on lui aurait fait de la révulsion sur la région précordiale. Mais on n’avait rien dû constater de bien grave, car le malade ne fut pas réformé. et on le mit simplement au cercle, au lieu de le renvoyer au corps. Depuis sa sortie du service, c’est-à-dire pendant ces trois dernières années, il a fait le métier de mineur dans son pays, sans fatigue ; depuis deux ans, il est garçon de peine dans une droguerie.
La poussée de rhumatisme actuelle a débuté le 28 janvier, et le malade, entré à l'hôpital au début de février, en sortit complètement guéri à la fin du même mois. Cette atteinte fut assez intense, polyarticulaire, fébrile (température à l’entrée, 39°2), mais assez courte et rapidement influencée par le salicylate de soude à la dose de 6 grammes. Du côté du cœur, on constata simplement des bruits un peu sourds, et ce furent surtout les troubles du rythme
qui attirèrent l’attention.
G) Obs. publiée in Arch. des Mal. du Cœur, mai 1914, L. Gallavardin et Pallasse. Bradycardie par block partiel au cours d’une crise de rhumatisme articulaire aigu,
Le pouls s’abaissa au-dessous de 40, durant les premiers jours, tantôt un peu irrégulier, tantôt d’une régularité absolue, pour remonter autour de 50 au bout de quelques jours et atteindre le chiffre normal de 70 en un peu plus d’une semaine. Il est à remarquer que ces troubles brady-arythmiques ne semblent pas pouvoir être attribués au salicylate
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de soude pour trois raisons. Tout d’abord, à l'entrée du malade, avant l’administration du salicylate, le pouls était déjà à 56, avec des irrégularités très nettes ; de plus, on assista, à partir du 7 février, à l’amélioration graduelle des troubles rythmiques, malgré la persistance de la médication; enfin, lors d’une légère rechute que le malade présenta vers