I. — Syphilis
L’étiologie de la maladie de Stokes-Adams et des troubles de la conductibilité nous paraît avoir été interprétée d’une façon érronée par bon nombre d’auteurs. Une mise au point paraît s'imposer, tout au moins en ce qui concerne l'importance plutôt restreinte de la syphilis.
Jusqu'à ces 15 dernières années, on ne paraît pas s'être beaucoup occupé de cette question, tant l’attention était encore peu attirée du côté de l’origine cardiaque du Stokes-Adams.
Cependant un de ceux qui croyait fermement à l’origine nerveuse du Stokes-Adams, Brissaud, en 1899, écrivait dans ses Leçons Cliniques des maladies nerveuses, 2° série : (Or, comme le syndrome de Stokes-Adams apparaît quelquefois à titre de complication éphémère dans l’urémie, on en est venu à admettre que le ralentissement du pouls est un symptôme de l’urémie ». Brissaud effleurait un des chapitres de l’étiologie du Stokes-Adams.
En 1908, Esmein, dans sa thèse, fait un chapitre spécialement réservé à l’étiologie des bradycardies par dissociation et les réunit sous 4 chapitres :
1° Les endocardites, surtout d’origine rhumatismale. Le rhumatisme, dit-il, peut agir soit à son stade aigu, soit à son stade chronique : « Quand il ne reste plus d’un rhumatisme qu’une insuffisance aortique ou mitrale, le lent travail, qui sclérose de plus en plus profondément les tissus périvalvulaires, peut finir par