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atteindre le faisceau communiquant De la même facon les aortites de la crosse du vaisseau qui gagnent les valvules sigmoïdes peuvent pénétrer plus loin dans le cœur et arriver au faisceau de His. Or la cause la plus fréquente de ces insuffisances aortiques d’origine artérielle.est la syphilis. Cette maladie joue ainsi un rôle important dans l’étiologie de la maladie de Stokes-Adams, d'autant plus qu’en outre, elle atteint le faisceau de His plus directement : la syphilis tertiaire du cœur n’est pas une rareté comme on le croit fréquemment. » Et, plus loin : « Plus de la moitié des observations de maladie de Stokes-Adams mortelle sont dues à la syphilis du faisceau communiquant. »
2° Les scléroses du cœur : « Les pouls lents d’évolution longue sont presque toujours la conséquence d’une néphrite chronique. »
3° Les dégénérescences du cœur, aiguës (diphtérie) ou lentes comme dans la surcharge graisseuse, etc.
4° Malformations du cœur.
Sur 51 cas rapportés, nous trouvons l’étiologie non signalée dans 6 cas, variée (typhoïde, variole, etc...) dans 12 cas. 2 cas de rhumatisme aigu, 5 cas de brigthisme, 18 cas de lésions mitro-aortiques et seulement
8 cas de syphilis, soit 16 0/0 environ.
Quelques mois plus tard, la thèse de Dumas fournissait la statistique suivante, basée sur 57 cas, mais 11 fois l’étiologie manque. Restent 46 cas, avec : 10 fois la syphilis invoquée, soit 21 0/0; 13 cas de lésions mitro-aortiques, soit 28 0/0; 3 cas de sclérose
rénale ou hypertension, soit 7 0/0 environ, et 20 cas,
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soit 44 0/0 d’étiologie variée. Au reste, il est à noter que dans les thèses d’Esmein et de Dumas, bien des observations rapportées sont communes.
Puis, en 1910 et 1911 parurent les Rapports de MM. Vaquez et Gallavardin au XI° Congrès de Médecine, la thèse de Boubermann, le livre des Arythmies de Vaquez, le Traité de Mackensie. ;
Vaquez, dans son livre des Arythmies, 1914, p. 289, dit : « La syphilis cardiaque est en général assez mal connue. On met souvent, et trop facilement sur son compte, bien des troubles dont elle n’est pas responsable. Il semble cependant qu’elle soit très fréquemment en cause dans le ralentissement du pouls lié à une lésion du faisceau de His. Pourquoi localiset-elle plus volontiers ses effets sur la région des fibres unissantes que sur tout autre région du cœur ? Cela n’est pas encore clairement expliqué, mais le fait n’en est pas moins réel. Si l’on examine les observations cliniques et anatomiques publiées jusqu'ici, on s’aperçoit que dans un tiers des cas environ, la nature syphilitique des lésions a été nettement établie; elle pouvait être également considérée comme probable dans bon nombre d’autres. »
De même, M. Gallavardin, dans son Rapport sur les bradycardies, 1910, dit, à propos de l’étiologie du Stokes-Adams : « Les lésions les plus communément observées sont les lésions fibreuses et fibro-calcaires. Immédiatement en seconde ligne, viennent les lésions syphilitiques. Sans doute n'est-il pas exagéré de dire que le moment n’est pas éloigné où la syphilis reconnaîtra comme siens près de la moitié des cas du Stokes-Adams cardiaque. »
Boubermann, en 1914, dans sa thèse, après citation de M. Gallavardin, donne la statistique des cas publiés dans la thèse d’Esmein et déclare : « Or, à l’heure actuelle, nous savons qu’en dehors de l’infection rhumatismale, la syphilis contribue pour une grande part à la production des lésions organiques du cœur ». Ayant procédé à la réaction de Bordet-Wassermann chez 5 malades dont il rapporte l’observation, il la trouva constamment positive, tantôt légèrement, faiblement, tantôt nettement positive; mais « pas un seul cas avec réaction négative », et conclut : « Avec le résultat positif que nous a fourni la réaction de déviation du complément chez nos malades atteints de ralentissement permanent du pouls, nous croyons pouvoir conclure que toutes les fois que le médecin se trouvera en présence d’un malade atteint de Stokes- Adams, il sera en droit de penser à la syphilis, comme étiologie, et par conséquent, il devra instituer sans tarder le traitement spécifique. » Nous demanderions volontiers à l’auteur de cette phrase quelle valeur il accorde à une réaction de Wassermann faiblement ou légèrement positive quand la valeur spécifique de la réaction elle-même est sérieusement mise en doute par des syphiligraphes éminents comme M. le Professeur Nicolas à Lyon: Ce doute, nous l’appliquerons précisément au cas IT que rapporte M. Boubermann: Malade ayant eu, entérite, typhoïde, douleurs rhumatoïdes, sans signes de syphilis, tension 25, puis insuffisance cardiaque; il constate un Wassermann, que nous supposerons fait dans de bonnes conditions, « légèrement positif » et sur ce seul signe, alors que tout
autre examen reste négatif, il affirme la syphilis. Il nous paraît y avoir là une exagération manifeste.
Mackensie, en 1911, dans son Traité des Maladies du cœur, page 246, est beaucoup moins affirmatif : « Comme c’est dans le cas de rhumatisme du cœur ou de cardio-sclérose que j'ai trouvé le plus grand nombre de formes atténuées de diminution de la conductibilité... Les lésions scléreuses du muscle cardiaque associées à l’artério-sclérose des artères coronaires semblent être la cause la plus fréquente du blocage du cœur. On a rapporté plusieurs cas dans lesquels la lésion du faisceau était due à des gommes et la guérison d’autres cas grâce au traitement antisyphilitique indique que la syphilis peut être une cause de production de blocage du cœur. »
Puis à Paris, Bricout soutient sa thèse sur la « Syphilis du Cœur », en 4912. Passant en revue le rôle de la syphilis dans les diverses affections cardiaques, il déclare, à propos du Stokes-Adams : « On sait, en effet, sans pouvoir se l’expliquer, que la syphilis se localise souvent sur la région auriculo-ventriculaire au niveau des fibres unissantes, si bien que le tiers ou même la moitié des cas de Stokes-Adams, paraît devoir se rattacher à la syphilis.. Peut-être cette proportion déjà importante est-elle ‘encore au-dessous de la vérité si l’on s’en rapporte à la fréquence extrême des réactions de Wassermann positives chez les malades atteints de pouls lent permanent. »
Comme on le voit, c’est la même idée soutenue par MM. Vaquez et Gallavardin, dans leurs Rapports et par Boubermann dans sa thèse.
Castaigne, Gouraud et Paillard, en 1943, ayant observé un cas de Stokes-Adams amélioré par le biiodure, concluent : « 1° Qu'il faut toujours soupçonner la syphilis en présence d’un syndrome typique de Stokes-Adams ou d’un ralentissement notable et permanent du pouls; 2° qu’en face d’un cas de syndrome de Stokes-Adams, même dont l’origine syphilitique n’est pas prouvé, il faut instituer le traitement antisyphilitique qui donnera quelquefois des améliorations inespérées. »
Puis, en 1918, Castaigne, rapportant 12 cas de Stokes-Adams, ne retrouve la syphilis que dans 5 cas, donf 3 avec stigmates et guérit deux malades par le traitement. »
Ce commencement de réaction contre le rôle prépondérant de la syphilis dans l’étiologie du Stokes- Adams, trouva écho dans l’article de Daniel Routier en 1920 : « Les lésions myocardiques hisiniennes sont, en grande fréquence, le fait de la sclérose, ce qui explique pourquoi les blocages complets ou partiels s’observent surtout à un âge avancé, pourquoi ils s’accompagnent de sclérose artérielle, de sclérose rénale avec hypertension et pourquoi, chez ces malades, il n’est pas rare de constater une maladie de Hogson, ou une insuffisance mitrale fonctionnelle et une dilatation de l'oreillette droite. Celle-ci, cependant, se voit en dehors des cas où la sclérose est en cause et semble être due au trouble circulatoire apporté à la lenteur d'évacuation des ventricules. »
En dehors de la sclérose, les intoxications (co., digitale) et les infections (rhumatisme articulaire aigu,
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diphtérie) peuvent déterminer des lésions hisiennes transitoires. La syphilis autrefois incriminée comme cause fréquente (gomme du faisceau de His) est, au contraire, une rareté sous cette forme. Elle ne compte vraiment dans l'étiologie de dissociations auriculoventriculaires que comme facteur de sclérose. Il sera indispensable toutefois de pratiquer systématiquement la réaction de Bordet-Wassermann chez tout malade bradycardique. »
La même année, Strickland et Goodall, sur 20 cas observés, concluent que « rarement le rhumatisme ou la syphilis sont en cause, mais que fréquemment on voit des Heart- Block quand il s’agit de malades porteurs d'insuffisance mitrale. »
Cependant cette opinion ainsi formulée, ainsi que les très nombreuses observations de Stokes-Adams, en dehors de la syphilis, publiées ces dernières années, n’ont pas empêché Vaquez et Lian de soutenir encore fermement la fréquence de l’étiologie syphilitique : |
Vaquez, dans son Traité des maladies du cœur, en 1921, écrit à l’article syphilis du cœur, page 344 :
« Un autre type de syphilis cardiaque monosymptomatique est réalisé par le ralentissement permanent du pouls avec attaques syncopales ou syndrome de Stokes-Adams. On sait aujourd’hui que le syndrome est lié très fréquemment à la présence sur le trajet du faisceau auriculo-ventriculaire, soit d’une gomme, soit d’une infiltration embryonnaire avec nodules miliaires, soit encore d’une cicatrice, reliquat d’un infarctus ou d’une gomme... Aussi le traitement antisy-
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philitique doit-il être institué chez tous les sujets atteints de ralentissement permanent du pouls et présumés syphilitiques. » Plus loin, à l’article Bradycardies par dissociation, il déclare : « Aussi est-on en
droit de dire que la syphilis reconnaîtra bientôt com-!
me siens près de la moitié des cas de bradycardie par dissociation. » C’est la copie presque textuelle de Ia phrase de M. Gallavardin dans son rapport de 1911...
Reflétant la même opinion, poussée à l’extrême, Evoli a pu écrire, en 4921 : « La syphilis doit être soupçonnée dans la très grande majorité des cas, même en l’absence de données anamnestiques et même si la réaction de Bordet-Wassermann est négative. »
Plus récemment, Lian, en 14922. Traité de Pathologie médicale de Sergent-Ribadeau-Dumas, livre sur Appareil circulatoire, écrivit :
« Dans les pouls lents permanents par dissociation avec syndrome de Stokes-Adams, là syphilis est presque toujours en cause. Soit lésions syphilitiques caractéristiques (gommes ou lésions scléro-gommeuses, coronarite syphilitique. avec thrombose et infarctus du myocarde) ou bien lésions ayant perdu leur caractère spécifique (sclérose myocardique). »
Ainsi se trouve inculquée à tout débutant la notion suivante : Vous êtes en présence d’un cas de Stokes- Adams avec ralentissement permanent du pouls: c’est un syphilitique qu'il faut soigner. Certes nous aimerions mieux voir les auteurs des traités classiques rester, sur ce sujet, sur la prudente réserve formulée par Mackensie, Daniel Routier qui se rapproche bien da-