III. — Lésions mitro-aortiques
Après le nombre imposant d’hypertendus avec gros cœur, avec ou sans sclérose rénale, vient la catégorie des mitro-aortiques. Nous en rapportons 12 cas : observations de XVII à XXVI et Lit et LIN, soit une proportion de 26 0/0. La thèse d’Esmein nous donne 35 0/0 et celle de Dumas 28 0/0.
Il nous paraît superflu d'expliquer la fréquence de l’association d’une endocardite mitro-aortique et d’un pouls lent permanent. Aucune raison anatomique ne s’oppose à la pénétration du faisceau de His si proche des valvules sigmoïdes et mitrales par une sclérose envahissante de ces orifices, comme le dit fort bien Esmein dans sa thèse.
La plupart des cas que nous rapportons ont trait à des malades porteurs de lésions aortiques, soit insuffisance, soit de rétrécissement pur ou les deux associés; pas de lésions mitrales pures. Cependant celles-ci sont rapportées très fréquemment par d’autres auteurs dont on peut lire les comptes rendus dans les Archives des Mal. du Cœur, tantôt rétrécissement mitral, tantôt et surtout insuffisance mitrale. Nous mettrons donc en deuxième ligne, dans l’étiologie du Stokes-Adams et des troubles de la conductibilité les lésions mitro-aortiques. Peut-être même leur fréquence égale-t-elle d’une façon générale celle des hypertendus.