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Nous pouvons donc caractériser ces états comme étant des infections colibacillaires greffées sur des lésions intestinales el rénales provoquées par une infection primitive sans rapports avec le colibacille, par conséquent, des infections secondaires simultanées ayant une origine comimune mais indépendantes lune de l’autre.
Quel est alors le mécanisme qui peut être invoqué ? Il semble bien que le seul qui puisse être admis est celui qui fait intervenir l’action sur les divers émonctoires, — principalement le colon et le rein — de l'infection initiale. En effet, l’élimination des germes, virulents par eux-mêmes et par leurs toxines, crée au niveau de ces organes des lésions d'importance variable suivant les cas, lésions en rapport avec l’intensité de linfection, l’importance de l’élimination microbienne, sa toxicité et, incontestablement, le terrain sur lequel elles évoluent. Il n'est pas douteux qu’il existe des individus présentant une fragilité intestinale et urinaire particulières qui ne pourront que favoriser la création de ces lésions et leur importance.
Ces lésions permettent alors aux germes d'infection secondaire, le colibacille entre autres, de se développer. L’infection primitive agit donc en mettant les deux émonctoires en un état d’infériorité qui permet cette attaque secondaire du colibacille.
La distinction de ces manifestations et leur individualisation semblent justifiées par deux faits : l’un expérimental, l’autre chimique.
a) L’argument expérimental repose sur le fait démontré de façon absolue, à l’heure actuelle, de l'élimination microbienne par les différents émonctoires dont le rein et l'intestin.
De nombreux auteurs ont fait par leurs expériences la preuve de cette fonction du colon, entre autres RIBADEAU DuMAS, CH. Ricaer Fizs et SANARELLI. Ce dernier surtout a bien mis en évidence ce rôle d’émonctoire microbien du colon vis-à-vis des germes pathogènes, surtout des agents des septicémies et des grandes infections. Les germes qui arrivent dans la circulation qu’ils soient entérotropes ou non, aboutissent à l’'émonctoire di-
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cestif. C’est l'intestin qui en débarrasse organisme, les expulse en quelque sorte, comme éléments étrangers.
De même, cette élimination s'effectue en partie par le rein. Sa fonction d'élimination est incontestable. Toutes les expériences réalisées par VINCENT et beaucoup d'autres l’ont bien montré, L’injection intraveineuse de cultures de colibacilles, par exemple, chez le lapin en particulier, aboutit à une élimination de ce germe par le rein.
b) La clinique et la thérapeutique, elles aussi, montrent cette indépendance pathogénique des deux processus. Dans ces cas, en effet le traitement intestinal même le mieux compris, agit sur l’état colique mais reste sans aucun effet sur l’état urinaire. Son observation n’amène aucune modification favorable des lésions rénales et n’entrave en rien la pullulation microbienne dans les urines.
Par conséquent, l’expérimentation et la clinique tendent bien à prouver la réalité des faits que nous avançons.