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Ceci n’est cependant pas une règle immuable, Il peut arriver que le PH tombe très brusquement si ôn augmente rapidement la ration des graisses.
Dans certains cas, on ne peut pas obtenir une acidité suffisante, soit pour des causes encore inconnues, soit parce que dans les insuffisances rénales et même aussi chez des sujets sains, le rein ne permet pas l'élimination d’une urine trop acide, soit par suite d’une mauvaise assimilation des graisses par le sujet ainsi que l’a remarqué HELMOLZ chez deux enfants (les corps gras étant retrouvés en grande quantité dans les matières fécales); soit enfin, et c’est une des grandes causes d'échec, que: le malade ne se soumette pas complètement au régime.
Il est souvent utile d’assôcier au régime cétogène la prise quotidienne d’un acidifiant (chlorure d’ammonium ou nitrate d’ammonium, en général), puisque le PH n’est pas assez acide. En règle générale, si on n'obtient pas un PH inférieur à 5,3 en 3 ou 4 jours, il sera nécessaire d’agir ainsi car la continuation du régime à peu de chances d’amener une modification dans ce sens.
Dans nombre de cas cependant, le régime seul donnera une acidité suffisante avec un PH oscillant entre 4,5 et 5,0 (40 5% des cas estiment Cook et BRASH).
De même, pour les corps cétoniques, il n’existe pas de règle fixe. Ils sont produits en quantité très variable. La cétose se développe habituellement en 3 à 5 jours. Elle est maximum pendant les premiers jours. Au bout de 10 jours, elle a tendance à diminuer et après 3 semaines elle a presque complétement disparu. On a remarqué que le plus souvent, les sujets qui présentaient des signes d’intolérance (nausées, vomissements, malaises), développaient une cétose très rapide et avaient les meilleurs résultats. Si au bout de 10 jours la quantité de corps cétoniques dans l’urine est insuffisante, il reste peu de chances d’en obtenir une meilleure en prolongeant le régime. Il est souvent utile de donner alors pendant une quinzaine de jours un régime normal puis de refaire, au bout de ce temps, un nouvel essai de régime céfogène qui réussit
quelquefois. Dans certains cas, on n’arrive jamais à obtenir des corps cétoniques dans l’urine et une modification du PH, et cela, malgré une diététique bien conduite, sans que l’on puisse en déterminer les raisons. C’est pourquoi FULLER eut l’idée de donner par voie buccale de lacide B oxybutyrique. Avec 1 gr. 3 fois par jour, il ébtint une légère augmentation de l'élimination dans l’urine, le malade étant en état de cétose cet excès d’acide ne peut pas être oxydé. Etant donné la difficulté d'obtenir l’acide B$ oxybutyrique LEVOGYRE, Cook et BRAASH ont employé la forme racémique. Ils donnèrent 2 grs avant chaque repas en capsules de 1 gr. chacune. Sur 10 de 1eurs malades, chez 3 qui n’étaient pas en état de cétose ils ne retrouvèrent pas d'acide $ oxybutyrique. Dans les 7 autres cas, la cétonurie augmenta et la stérilisation de l’urine se produisit dans 6 d’entre eux, l’autre cas étant très amélioré au point de vue fonctionnel. |
Dans le même ordre d'idée ces auteurs pensèrent que, puisque Purine a un pouvoir bactéricide pour un PH de 55 avec une quantité de 0,5 % d’acide B oxybutyrique, l’intillation intravésicale d’une telle solution donnerait les mêmes résultats.
IIS introduisaient dans la vessie une solution d’acide B oxybutyrique à 2 %, à un PH de 4,4, en même temps qu’ils réduisaient la quantité des liquides ingérés pendant les 4 heures précédant Pinstillation intravésicale pour éviter une trop grande dilution. Cette opération était renouvelée le lendemain el recommencée après un repos de 48 h. toutes les deux injections. |
Mais lorsque lacide 6 oxybutyrique est utilisé en ingestion, il subit une dégradation pendant son séjour dans l'appareil digestif, et n’est pas éliminé intact dans l’urine. Les produits de désintégration n’ont aucunement les actions thérapeutiques de l'acide lui-même. On s’est donc vite aperçu que cette voie d'introduction ne réalisait pas les conditions utiles.
Par contre, l'introduction dans la vessie d’une solution d'acide 6 oxybutyrique ne modifie pas ce corps; sa constitution est identique; cependant, il produit le plus souvent une irritation vésicale très pénible pour le malade, ce qui diminue notablement ses limites d'utilisation.