LE MILIEU VACCINE
De grands espoirs avaient été fondés sur lPutilisation des thérapeutiques biologiques dans le traitement du syndrome entéro-rénal. Si à leur début, chacune de celles-ci a semblé efficace, on est cependant bien obligé de reconnaître à l’heure actuélle, avec tout le recul nécessaire, qu'aucune n’a tenu ce qu’elle promettait ! En effet la vaccinothérapie, la bactériophagothérapie, la sérothérapie ont à leur actif de belles guérisons, mais ces résultats sont d’une inconstance et souvent d’une instabilité extraordinaires. Seul le milieu vacciné semble plus régulièrement efficace. Ce n’est évidemment pas une thérapeutique toujours couronnée de succès, cependant on peut dire sans être taxé d’exagération, que c’est avec elle que sont obtenus le plus régulièrement des résultats intéressants.
En effet, la vaccinothérapie, encore employée couramment par les médecins, ne présente pas grand intérêt dans le traitement de cet état pathologique. Les stocks vaccins sont absolument inéfficaces, cela étant dû aux inombrables races de colibacilles qui sont en cause dans ces infections. Seuls les autovaccins, fabriqués à partir du germe même du malade doivent être utilisés. Mais leur utilisation ne se vérifie que rarement avantageuse. L’injection intraveieuse doit être rejetée parce que trop violente et amenant des réactions de choc très intenses. La voie sous-cutanée a été couramment utilisée. Elle agit de cette façon, non seulement par la création d’une immunité active, mais aussi, comme l'ont soutenu LOEPER et LEPOUTRE, par des phénomènes de choc par l’introduction dans lorganisme de protéines étrangères (les peptones des cultures et des corps microbiens tués). Cependant, même par ce mode d’introduction, les résultats sont très inconstants et les échecs courants. ;