SÉRIE
Sn À En
SEPTICÉMIES A STREPTOCOQUES.
Au cours des seplicémies présentant: un caractère hémorragique, le streptocoque compte parmi les microbes qui ont été le plus souvent trouvés et par conséquent le plus souvent mis en cause. | |
Guarneri isola un streptocoque du sang d'un malade, dont l'infection hémorragique présentait les caractères du scorbut.
Vassale trouva dans le sang et les organes d’un malade mort de néphrite avee manifestations purpuriques, un streptocoque avec un bacille particulier.
Hanot et Luzet ont étudié un cas de purpura à coques, où ceux-ci ont été retrouvés dans les lésions.
Enfin Cornil et Babès, distinguant au point de vue microbiologique trois variétés de purpuras dues aux bactéries, en rattachent une à l'infection par le streptocoque pyogène seul ou accompagné de quelque autre bactérie.
à streplo-
Dans les cas d'infections à streptocoques primitives ou secondaires, les hémorragies qui surviennent peuvent être d'allure variable. Elles peuvent être diserètes, se réduire à quelques pétéchies, à quelques ecchymoses sous-muqueuses; elles peuvent être généralisées à la peau et aux viscères el donner dans leur ensemble le tableau du purpura dit hémorragique. Le streptocoque, comme l'ont montré des recherches bactériologiques récentes, est le microbe le plus souvent responsable du purpura infectieux primiuf. I n’agit directement sur les pelils vaisseaux que par exceplion el c'est sans doute en impressionnant par ses loxines les centres nerveux qu'il met le système vaso-dilatateur dans un état d’excitabilité extrème.
SEPTICÉMIES A BACILLE PYOCYANIQUE
Le bacille pyocyanique a lui aussi été décelé au cours
de certains syndromes hémorragiques septicémiques
(Neumann).
Charrin est arrivé à reprodaire expérimentalement les lésions hémorragiques et le purpura en se servant des
- toxines qu'il avait retirées de ce bacille.
Le tube digestif est de préférence le siège de ces lésions : les parlies de ce tube qui renferment les follicules clos, les plaques de Peyer, sont plus vivement teintées que les autres ; on y retrouve tous les degrés, depuis la
congestion jusqu'aux ecchymoses, aux alcérations, aux
ruptures, aux déchirures; on note de l’hématurie, de l’entérorragie.
SEPTICÉMIES A MÉNINGOCOQUES
Le méningocoque peut donner naissance à son lour à une seplicémie hémorragique grave. Carnot et Marie en ‘ont observé un cas : le malade présentait des taches ecchymotiques surtout marquées aux extrémités, des pétéchies nombreuses et étendues, des phlyctènes hémorragiques ; en mème temps, il y avait des phénomènes généraux très graves et la mort survint rapidement. L'hémo-
culture montra qu'il s'agissait de méningocoques. La coa-
gulation était retardée, le caillot était irrétractile ; il n’y avait pas encore de réaction myéloïde. D'ailleurs, lexanthème purpurique est si fréquent au cours de certaines épidémies de méningite cérébro-spinale qu'il lui a valu aux Etats-Unis le nom de spotted-fever.