‹ Le Syndrome Mal des AviateursChapitre 16 sur 55 · AO CE · texte numérisé non relu

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qui, voulant faire frémir les foules par ces atterrissages foudroyants, évitent la catastrophe par des tours d’acrobate qu’on ne répète pas impunément.

Quel sera, continue lé D” Balencie, l’avenir de l’aéroplane ?... Sans parler des Jambes cassées qu’il nous donnera l’occasion de soigner, ne devons-nous pas encourager cette nouvelle branche ?

Nous qui avons tout essayé en thérapeutique, les yeux d’écrevisse, la corne de cerf, le radium et l’air chaud, ne pourrions-nous pas tirer quelque profit des promenades en aéroplane ? I] y à tant de choses qui ne guérissent pas sur terre ; Ne pensez-vous pas qu’on pourrait essayer de les traiter en l'air ?

Que diriez-vous de ces stypages d’âir froid, seul côté désagréable de la locomotion nouvelle appliquée au traitement des migraines rebelles des petites femmes ? — Une chute de quelques cents mêtres en vol plané cenviendrait à tous les excités, à tous les | violents. Les constipés chroniques se trouveront bien des vaporisations d’huile de ricin qui font le désespoir des pilotes qui usent de ce lubréfiant pour leur moteur. — Tous les neurasthéniques, les ennuyés de la vie, les gens à phobies, manies, auxquels nous prescrivons de fuir notre cabinet retireront un sérieux avantage de ces promenades. »

Ainsi donc, d’après les récits qui précèdent, le voyage en aéroplane ne procure que des sensations délicieuses à ceux qui participent à ces « glissades aériennes ». Tous ceux qui ont été enlevés dans les airs ( à bord de biplans ou de monoplans, tous sont unanimes pour affirmer combien paraît agréable au

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