‹ Le Syndrome Mal des AviateursChapitre 17 sur 55 · SAR · texte numérisé non relu

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débutant, ce déplacement à grande vitesse au-dessus du sol, dans le bruit de mitrailleuse, du moteur et le vrombissement de l’hélice. Les pilotes qui ont le souci de la direction et sentent bien que leur existence dépend d’une fausse manœuvre, ne sont pas aussi optimistes ». Cela s'explique & par les efforts physiques et intellectuels véritablement extraordinaires, car ils s’opèrent dans des conditions, auxquelles l’organisme n’est pas primitivement adapté, que nécessitent les vols aux altitudes élevées ». Sans compter encore, ainsi que le fait remarquer Morane, « l’impression fâcheuse née de l’évolution trop rapide d’un sens vers un autre des courants aériens et des nuages, et qui peut aboutir à la production du vertige ».

Cette impression n’est pas la seule. D’autres l’accompagnent, de plus en plus nombreuses à mesure que croissent l’altitude, les vitesses d’ascension et de descente. Elles gâtent le charme avoué par les précédents auteurs à la suite de leurs voyages aux altitudes relativement basses du début de l’ère de l’aviation.

Après interrogatoire de quelques-uns des pilotes, d’ailleurs assez peu nombreux de cette époque, MM. Cruchet et Moulinier les ont groupées dans le rapport qu’ils ont déposé à l’Académie des Sciences en 1911 sur le Mal des aviateurs.

« Dans la montée, disent-ils, la respiration devient plus courte aux environs de 1.500 mètres, par conséauent à une hauteur moindre qu'avec les ballons : le cœur bat plus vite, mais, habituellement, il n’y a pas de palpitations ; il n’existe pas à proprement parler,

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