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mènes, ils invoquaient l’appréhension que leur causaient les remous provoqués par la chaleur, le vent ou par la traversée des nuages, l’inclinaison accentuée des virages, les spirales continuées toujours dans le même sens pendant la descente. Ou bien ils ont été sujets à de légers vertiges, dont ils ne se sont rendus compte que par leurs conséquences : Tel pilote, à notre connaissance, par exemple, était pris de défaillances subites en l’air : les amplitudes anormales, involontairement produites, des oscillations de son altimètre les lui signalaient. Tel autre, cité par M. Jacques, & bon pilote, pourvu d’une longue expérience de la navigation aérienne et sujet à des vertiges en avion, confiant en la stabilité de son appareil, abandonnait les commandes pendant les deux ou trois minutes (?) que durait son éblouissement ».
Un certain nombre, en dehors de ceux que nous avons soignés pour des vomissements fréquents très rebelles, se produisant en l’air à l’occasion de chaque envolée et après leur retour au sol, nous ont dit qu’ils avaient éprouvé parfois un véritable « mal de mer », avee nausées pénibles, lorsque leur vitesse d’ascension avait été plus grande que d’habitude ou leur appareil fortement ballotté.
La plupart ont insisté particulièrement sur la sensation étrange, angoissante, mais de courte durée, qui accompagne dans le remous de chaleur le soulèvement de leur appareil par une vague d’air chaud cet plus encore sa chute dans un trou d’air froid. À ce moment, disent-ils, leurs forces semblent les abandonner, leurs jambes se dérober ; leurs mouvements
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sont imprécis, mous, plein de maladresse ; ils pâlissent, leurs oreilles Sonnent, leur vue paraît s’obscurcir un instant. Ce léger éblouissement pourrait aller jusqu’à la syncope si la chute dans ce trou d’air se prolongeait.
Cette sensation, née d’un réflexe d’imhibition, et que Pous avons partiellement éprouvée, est caractérisée par l’arrêt de la respiration en inspiration, le ralentissement des battements du Cœur, qui redeviennent plus rapides d’ailleurs sitôt que la cause à cessé d’agir. C’est la sensation que l’on éprouve à la descente rapide d’un ascenseur. Mais chez l’aviateur, aui se sait isolé dans l’espace, que la peur peut étreindre à cette minute, et chez qui elle acquiert une intensité inaccoutumée, en rapport d'ailleurs avec l’amplitude et la brusquerie plus grandes des mouvements, elle peut être très grave de conséquences.
Les troubles auriculaires, tintements, bourdonnements d’oreilles, assourdissement par les bruits du moteur, sont relatés enfin Par un assez grand nombre, à la montée ou à la descente, et à des hauteurs différentes pour chacun d’eux. Beaucoup ont noté l’amélioration passagère de l'audition qui suit la sensation de choc auriculo-tympanique produit par le mouvement de déglutition.
La plupart de ces troubles S’atténuent avec l’entratnement. Ceux seuls qui intéressent l'oreille, semblent devoir faire exception à cette règle sil n’est pas rare, en effet, de constater un certain degré de surdité, ou, du moins, une diminution de l’audition chez les pilotes qui ont une grande pratique de l’aviation.