‹ Le Syndrome Mal des AviateursChapitre 41 sur 55 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Introduction

L’aviateur doit, autant que possible, être jeune et robuste ; sa constitution doit être parfaitement saine : cela résulte de nos précédentes conclusions.

I1 doit posséder également, l’intégrité la plus absolue de ses différents organes.

Pour le démontrer, nous nous inspirerons de certaines constatations que nous avons pu faire pendant la guerre. Nous citerons quelques observations de pilotes, excellents et très adroïits d’ailleurs, qui n’ont pu entrer dans l’aviation qu'après s’être fait classer inaptes aux armes de ligne, pour des séquelles de maladies contractées aux tranchées, ou plus souvent de glorieuses blessures.

En précisant les troubles que peut faire naître ou aggraver l’aviation chez le sujet, qui, sous une bonne santé apparente, cache de graves désordres organiques, ces observations feront ressortir les inconvé-

nients de ce mode de recrutement et les conséquences qui peuvent en résulter.

Nous envisagerons done successivement le cas des anciens malades ou blessés, des organes de‘la vie de relation et du système nerveux sensitivo-moteur, de l’abdomen, de la poitrine, des oreilles et de l’appareil d’équilibration ; des cardiopathes, des hypertendus par suite de sclérose vasculaire et rénale en particulier. Nous présenterons, pour terminer, les résultats d’une étude que nous avons entreprise, nous-même, pendant le vol, sur un pilote atteint de néphrite chronique urémigenée, peu albumineuse. Quelques conclusions suivront, qui traiteront des aptitudes à l’aviation.

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