‹ Le Syndrome Mal des AviateursChapitre 49 sur 55 · p. faisceau cérébellifuge longitudinal postérieur · texte numérisé non relu

p. faisceau cérébellifuge longitudinal postérieur

h. i. fibres directes et croisées reliant B. i1vec noyaux de IF el IV° paires.

H. c. hémiphères cérébelleux.

s. r. fibres de la substance réticulée.

Ar

médullaires de la colonne de Clarke, aboutissant de l’une des branches terminales intra-médullaires des neurones sensitifs, par la voie du vaisseau cérébelleux direct de Flechsig.

D'autre part : 1° par la voie du pédoncule cérébelleux inférieur avec l’écorce du vermis supérieur, par le faisceau cérébelleux direct, les fibres arciformes bulbo-cérébelleuses, les fibres nucléo et olivo-cérébelleuses (Fig. 2) ; 2° par les fibres transversales du pont et la voie du pédoncule cérébelleux moyen avec l’écorce des hémisphères cérébelleux (Fig. 2).

c) Existence de fibres reliant l’écorce du vermis supérieur et des hémisphères avec les olives cérébelleuses et les noyaux gris du toit : origines des deux voies cérébellifuges descendantes

1° La première qui, par le pédoncule cérébelleux supérieur, va de l’olive au faisceau pyramidal croisé, après entrecroisement complet dans la calotte pédonculaire, par la couche optique, la substance grise de la protubérance, le noyau rouge et son faisceau rubrospinal (Fig. 2).

2° La deuxième, qui par le bord interne du pédoncule cérébelleux inférieur va du noyau du toit aux noyaux vestibulaires de Deiters et de Bechterew (faisceau cérébello-bulbaire ou en crochet de Russell), puis de là aux noyaux moteurs bulbaires (glosso-pharyngiens et pneumogastrique) et médullaires, soit par le faisceau vestibulo-spinal issu du noyau de Deiters, soit par le faisceau longitudinal postérieur qui reçoit des fibres des noyaux de Deiters et de Bechterew, et

Fig. 2.

Connexions du Cervelet (imité de Van Gehuchten).

c. d. F. faisceau de Flechsig.

P.I. C. pédoncule cérébel venant de colonne de Clarke er IEReNE NOTE RER Le fibres bullo-cérébelleuses. S n. 0. c. fibres nucléo et olivo- \ cérébelleuses.

Voies f p c. fibres ponto-cérébelleucérébellipètes. [P. C. M. pédoncule céré-| ses, réunissant la substance belleux moyen. | grise g. de la protubérance ! aux hémisphères cérébelleuxi.

| f. o. h. fibres Te en noyaux gris du toit.

| vaires cérébelleuses. ol. olives cérébelleuses. | — — faisceau ascendant (ol. t.) olivo-thalamique et t. c.) thalamo-cortical.

À de l'olive (ol) à faisceau pyra- : : C. S. pédoncule céré-| midal croisé (p..c.): '* voie

belleux supérieur con-/par couche optique (c. o.). cérébellifuge

tient la 1° voie céré }par noyau rouge (n. r.) et faisbellifuge. ceau rubro-spinal (r. s.) se terminant dans mælle,

descend faire partie du cordon antérieur de la moelle (PTE).

d) Rapports de ces voies cérébellifuges avec la voie sensitive longue cérébello-médullaire, croisée à son origine, qui constitue le faisceau de Gowers.

e) Rapports enfin (Fig. 1) du noyau vestibulaire de Bechterew, situé à là partie externe, à l’angle du plancher du 4° ventricule, avec les noyaux du moteur oculaire commun et du pathétique situés de haut en bas à la partie interne du plancher, par des fibres directes ou croisées (neurone périphérique exceptionnellement croisé pour ces 3° et 4° paires), puis de ces derniers, avec le noyau du moteur oculaire externe (VI), par un noyau d’association existant dans le noyau du VI et qui permettrait les mouvements conjugués des yeux dans la vision binoculaire (Duval et Laborde).

Puisque, d’après Collet (Fig. 3), l'équilibre du corps est maintenu grâce à la concordance entre les notions fournies au cervelet par la rétine, le labyrinthe et le sens musculaire ; puisqu’au contraire, il est troublé

par les notions erronées anormales ou discordantes fournies par les appareils récepteurs, l’on conçoit que chez le tabétique, la disparition précoce du sens musculaire entraînera d’autant plus facilement des troubles de l’équilibration, qu’elle coexiste généralement déjà avec des altérations légères des fonctions auditives et visuelles.

Il devra donc éviter de s’exposer à toutes les causes susceptibles d’altérer davantage ces deux dernières

Fig. 3.

Connexions du Cervelet (Schéma expliquant la pathogénie du vertige). (J. Collet).

1) de rétine (r) par tubercules quadréjumeaux antérieurs

Voies 2, de canaux semi cireul (s. c.) et labyrinthe (1) par n. ves- ‘ tibulaire (n. v.) et noyaux vestibulaire de Deiters et cérébellipètes.} Bechterew D. B.

3) de sensibilité musculaire {m) par col. de Clarke C1. i- et voie cérébelleuse ascendante C. A.

h) fibres ailant aux circonvolutions rolaudiques ét destinées à agir sur les centres moteurs par voie de Pédoncule cérébelleux supérieur.

Voies i) fibres allant au noyau de Deiters relié aux noyaux des oculo-moteurs j. j’ j”.

cérébellifuges. /k) fibres aux cornes antérieures de la mé@ælle (voie céré-

belleuse descendante) d’où partent les fibres motrices

destinées aux muscles (m) et à des noyaux bulbaires

\ (N. B.) (glosso-pharyngien et pneumo-gastrique).

fonctions et d’annihiler les effets de la suppléance qu’elles exercent pour assurer le maintien de l’équilibre.

En particulier, à cause de la diminution nouvelle qu’elle apporte à la valeur des impressions nées du sens musculaire ; à cause des troubles qu’elle occasionne au niveau des systèmes auditif et labyrinthique, déjà altérés du fait de sa maladie, ceux-ci plus que ceux-là ; à cause, d’autre part, de la suppression de la béquille visuelle que peut entraîner sa pratique la nuit (signe de Romberg), l’aviation lui sera formellement interdite.

De tout ce qui précède, que pouvons-nous conclure ? C’est que l’aviateur, pilote surtout, doit posséder une oreille absolument parfaite, non seulement au point de vue anatomique, maïs encore au point de vue de son fonctionnement.

En toutes circonstances, elle doit pouvoir assurer des impressions exactement concordantes avec celles d’autres provenances qui interviennent dans le maintien de l’équilibre.

Cette dernière condition implique la nécessité, préalablement établie par nous déjà au chapitre VIII, d’un système nerveux central et périphérique absoiument parfait.

« La pratique de l’aviation militaire, conclut M. le Professeur Jacques, par le surmenage qu’elle impose

aux organes de l’ouïe, exige de ses adeptes, sous peine de troubles acoustiques définitifs, une résistance particulière de l’oreille inséparable de son intégrité anatomique, liée elle-même à celle des premières voies respiratoires. En raison des accidents graves auxquels elle expose les vertigineux, elle nécessite l’exclusion de la plupart des otopathes et notamment des suppurants chroniques ou rechutants. Une sélection sévère s’impose en particulier pour les candidats au pilotage, et cette sélection ne saurait s’exercer que par un examen physique approfondi, pratiqué, autant que possible, par un médecin spécialiste. »

Nous ajouterons que ce dernier rendra plus rigoureux encore son examen : 1° S'il s’inspire dés méthodes, récemment préconisées par les Docteurs J. Camus et Nepper, et complète ainsi les données de son examen clinique, physique, par l’étude physiologique des temps des réactions psycho-motrices visuelles, auditives, et tactiles. Ces temps moyens, nous le rappellerons, Sont chez les bons sujets :

19/100° de seconde pour les réactions visuelles. 14/100 — — auditives.

14/100 — — tactiles.

2° S'il s'inspire également des résultats fournis par l’épreuve du vertige voltaïque, appliquée successivement aux deux oreilles.

De cette façon, il établira avec précision le degré de perfection du fonctionnement de l’appareil d’équilibration et du système nerveux général. Il aidera à

dépister, d’autre part, les lésions nerveuses, périphériques ou centrales, spécifiques ou autres : les tabétiques entre autres dont les moindres manifestations symptomatiques, jusques et y compris la simple inégalité pupillaire constatée chez les anciens syphilitiques et rattachée par Babinsky à un trouble tabétique, devront constituer une contre-indication absolue à l’aviation.

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