LES SÉQUELLES DE PLEURÉSIE
Les pleurésies diaphragmatiques se traduisent par une opacité qui suit la courbe de l’hémidiaphragme (la lésion est rarement bilatérale). Cette ligne paraît élargie, épaisse et immobile; dans certains cas, elle
LL IMARESES
est mobile, faiblement, en sens inverse de la mobilité habituelle, comme si le diaphragme était paralysé. En comparant au côté sain, on retrouve l’image de bascule, comme dans les paralysies phréniques, ou les hydropneumothorax. La limite supérieure de l’hémidiaphragme est irrégulière et diffuse, le sinus costodiaphragmatique correspondant est obscur.
Enfin, la coupole diaphragmatique gauche peut être normalement haute, bien que lestomac et le côlon soient parfaitement indemnes de toute distension.
2° L'ascension diaphragmatique peut s’accompagner d’aérogastrie ou d’aérocolie, et ne pas être due à une lésion du système coronarien.
Au cours des « aérogastries bloquées », l’examen radiologique montre une poche à ‘air de dimensions très variables, et il n’existe aucun rapport entre son importance et l’intensité des troubles.
D’après LEVEN, la poche à air peut, avec des dimensions sensiblement normales, et si elle est très tendue, surélever l’hémidiaphragme gauche. :
La poche à air augmente brusquement de volume au moment de l’absorption du repas baryté, alors qu’elle était sensiblement normale: avant.
Bien souvent, l'examen radiologique est négatif en dehors des crises.
Au cours des « aérogastries par atonie diaphragmatique », avant l’absorption de la substance opaque, on peut être frappé par les dimensions considérables de la poche à air et l’élévation de la coupole diaphragmatique gauche.
La poche à air augmente de volume au moment de la prise du repas opaque, mais sa distension est permanente. Le diaphragme gauche est inerte pendant la respiration. F. RAMOND pense que les grosses poches à air par paralvsie du diaphragme sont souvent à l’origine d’un blocage par plicature ou compression de, l’œsophage.
L’examen radiologique nous permet également de juger de létat de la région apexienne, qui, au cours des lésions de thrombose coronarienne, est bien souvent floue, engluée; le contour de la masse ventriculaire paraît soufflé.
Le cas est facile si le cœur est de volume normal, mais des difficultés de diagnostic apparaissent si le malade présente un gros cœur « plongeant ».
Une réaction pleurale peut donner une image floue, pouvant faire croire à une lésion myocardique.
De même, un anévrisme pariétal de la pointe du cœur pourrait donner le change et causer des erreurs de diagnostic radiologique.
Diagnostic électrocardiographique
Les limites de l’électrocardiogramme coronarien sont encore très incertaines. Les péricardites, les embolies pulmonaires, la maladie de Friedreich, sont susceptibles de réaliser des aspects très voisins de celui des thromboses coronaires. Il est des cas où le
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diagnostic s'impose : lélectrocardiogramme est caractéristique d’une thrombose plus ou moins récente. Il en est d’autres où l’on se trouve en présence d’un électrocardiogramme séquelle, et le cas particulier des déviations d’axe nous retiendra plus particulièrement, Elles peuvent en effet relever directement du déplacement cardiaque, sous l’influence de l’ascension diaphragmatique, qu’il y ait ou non aérogastrie ou aérocolie, Ces déplacements, qui donnent un cœur « cabré », avec pointe et contour gauche relevés, devient l’axe électrique de façon variable :
Tantôt, il s’agit d’une déviation droite (onde S profonde en D 1, onde R importante vers le haut en D 5), tantôt d’une déviation gauche (onde rapide vers le bas en D 2 et D 3). Dans ie premier cas, peut se discuter la signification d’une onde Q 3, avec T 3 négatif, surtout si celui-ci est acuminé : l'interprétation est délicate, car la déviation droite enlève la valeur diagnostique à une onde Q 3, ou même à l’isodiphasisme de QRS 3. (LiaN.)
Dans le second cas, la difficulté tient à la grande fréquence de la déviation gauche chez des sujets normaux dépassant la soixantaine. De tels malades peuvent avoir fait une crise coronaire dans les mois ou les années antérieures, et les déformations caractéristiques ont régressé.
La déviation gauche est-elle une simple séquelle d’un accident coronarien? Est-elle banale? Est-elle due à l’ascension diaphragmatique? Autant de questions difficiles à résoudre en présence d’un syndrome angineux.