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malade et la persistance des Symptômes fonctionnels rendant très pénible le moindre déplacement, on fait un examen radioscopique.
On observe alors au niveau de la base gauche une ombre opaque occupant le tiers inférieur du champ pulmonaire dessinant par sa limite Supéricure une courbe de Damoiseau. Cette ombre présente dans la région axillaire une zone plus foncée que l’on repère sur les téguments.
Le cœur n'est pas refoulé, mais l'ombre cardiaque dans son ensemble paraît globuleuse et augmentée de volume : le bord gauche et la pointe sont difficiles à délimiter du fait de l’image pulmonaire, le bord droit dessine avec le bord Supérieur de l’ombre hépatique un angle obtus : il est animé de battements.
Le 26 octobre, on fait une nouvelle ponction exploratrice au niveau du point repéré, 4€ espace intercostal sur la - ligne axillaire. On retire à ce niveau quelques centimètres cubes d’un liquide jaune citrin qui donne à l’examen une réaction de Rivalta franchement positive. Le culot de centrifugation étalé sur lame montre outre des globules rouges assez abondants de nombreux lymphocytes, quelques polynucléaires et quelques cellules endothéliales.
Le 31 octobre, l'examen montre de nouveau une modification de la symptomatologie cardiaque : à la percussion, la matité du cœur paraît très augmentée, l’angle de matité cardio-hépatique est obtus et l’on trouve à l’auscultation un bruit de galop endapexien.
On constate en outre à la palpation une saillie anormale globuleuse du lobe gauche du foie.
Une ponction péricardique faite dans l’angle costoxyphoïdien gauche en remontant derrière le sternum permet de retirer 1 ce. d’un pus blanc jaunâtre épais et visqueux qui entre difficilement dans la seringue et dans lequel l’exa-
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men direct montre des polynucléaires cytolysés en voie de dégénérescence graisseuse et ne montre aucun élément parasitaire ou microbien. Ce pus ensemencé en ‘différents milieux restera aseptique en milieux aérckies et anaérobies.
Le 2 novembre, la Saillie anormale du lobe gauche du foie dans l’angle épigastrique soulève maintenant lesréguments et devient nettement visible dès l'inspection. La palpation peu douloureuse la montre dure et non rénitente : on fait une ponction exploratrice à son niveau et l’on retire un pus chocolat bien lié et très liquide différant nettement de celui que l’on a retiré quelques jours auparavant du péricarde. Celui-ci ne renferme à l'examen microscopique aucune amibe visible, mais des granulations graisseuses, des cristaux d’hématine et des leucocytes dégénérés réduits à leurs noyaux; les différents milieux ensemencés aérobies ou anaérobies avec ce pus restent stériles.
On apprend alors que depuis déjà longtemps le malade, qui n’y avait attaché aucune importance, avait 3 ou 4 selles parfois glaireuses : il aurait même présenté en 1908 de véritables crises diarrhétiques ayant à différentes reprises nécessité l’alitement pendant quelques jours. .
Un traitement par l’émétine est commencé à raison de 2 injections de 4 centigrammes par jour, pendant neuf jours, et dès le lendemain la température jusque-là aux environs de 390 descend à 3702; la névraleie jusqu'alors toujours très violente est beaucoup moins vive. Le malade éprouve une sensation de bien-être.
Le 4 novembre, la ponction évacuatrice de la collection faite à l’appareil de Potain donne issue à 1.500 cc. de pus chocolat amicrobien. On injecte dans la cavité de l’abcès 8 centigrammes d’émétine. |
L'amélioration générale S’accentue chaque jour; localement le lobe gauche du foie diminue de volume mais reste
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cependant encore gros; il n’est plus douloureux. Les signes pleuro-pulmonaires par contre persistent avec la même intensité.
Le 8 novembre, on fait un nouvel examen radioscopique, l'injection préalable de lipiodol lourd et léger dans la cavité de l’abeès permet d’en préciser les limites.
L'image pulmonaire est peu modifiée.
L'ombre cardiaque est toujours globuleuse.
L'état général du malade est toujours meilleur : il s’alimente avec appétit, S’assied facilement dans son lit et ne ressent plus aucune douleur spontanée. On retrouve cependant à l’examen la douleur aux points phréniques, mais moins intense que précédemment.
Les signes physiques thoraciques sont.peu modifiés.
Le traitement par l’émétine est arrêté — dose injectée 0,72 — on lui substitue l’ingestion de stovarsol.
Le 22 novembre, M. NN... est maintenant en convalescence, il Se lève plusieurs heures chaque jour : la reprise de poids est de 8 kilogrammes depuis le traitement par l’émétine, le malade n’a plus depuis ce moment qu'une ou deux selles normales par vingt-quatre heures.
Localement, le lobe gauche du foie est toujours gros, mais indolore.
A la base gauche s’entend encore le souffle tubo-pleural antérieurement observé.
A la radioscopie, l’image pulmonaire est moins étendue; l'ombre cardiaque par contre n’est pas modifiée. Au niveau de l’abeës, on distingue encore le lipiodol en un niveau horizontal à la partie inférieure de la poche.
Le 26 novembre, l'examen de sang. Leucocytes : 7.800. Hématies : 4.300.000. Plaquettes : 200.000.
Le 28 novembre, on constate la disparition du souffle
de la base gauche et la diminution considérable de Ia mati-