‹ Le Syndrome Pleuro-Pulmonaire de la Base dans les Hépatites AmibiennesChapitre 13 sur 33 · CUITE · texte numérisé non relu

CUITE

foie se retrouve fréquemment dans leur évolution. Ce sont surtout dans les heures ou les jours qui suivent les débuts du traitement émétinien, que se fait voie dans les bronches l’abcès du foie. Par quel mécanisme agit ainsi l’émétline : comme expectorant disent les uns, en facilitant la déhiscence des parois de l’abcès disent les autres, hypothèses bien vagues. La fréquence de cette voie d'évacuation de l’abcès du foie varie, suivant les

auteurs entre 7 et 17 % des cas. Boumali dans sa thèse

(5) trouve, sur 740 cas, le chiffre de 14 %,. Les réactions ‘ Le

de la base sont constantes dans ces formes et souvent intenses. Certains auteurs en font même un signe avant coureur de la vomique. Ceci se comprend facilement : les abcès du foie qui perforent le diaphragme prennent cette voieparce qu’ils en sont tout proche. Ce sont ceux du dôme hépatique, situation la plus fréquente du gros abcès solitaire, Cette situation détermine une péri-hépatite sous-diaphragmatique dont nous étudierons les lésions au chapitre suivant, Lésions et réactions semblables à celles des abcès qui rétrocéderont avant d’attemdre le poumon ou qui seront évacuées par opération où ponction. La symptomatologie est par conséquent la même, avec toutefois, une intensité plus grande: L'érosion diaphragmatique n'étant qu'une des conséquences de la gravité de l'abcès hépatique; gravité due soit à une virulence particulière de l’amibe, soit à une mauvaise défense de lorganisme. C'est ici, que l’on trouve fréquemment le début brutal et les réactions

plumonaires intenses de la congestion pulmonaire à

«lype pneumonique » de Woillez. Puis la réaction pleurale augmentant, étouffe les signes pulmonaires,

Nous transcrivons ici une observation de MM. Lemierre et E. Bernard (32), qui, très instructive, avait été déjà publiée par un des auteurs, en association avec le professeur Bezançon (3).

Obs. XV. — À. Loemierre ct E. Bernard (32). (Obs. Il)

M. D..., 29 ans, en bonne santé apparente, éprouve brusquement, dans la nuit du 18 au 19 septembre 1926, un point de côté violént, au niveau de l’hémithorax droit. Il à des frissons et rapidement la sensation d’une élévation thermique qui, mesurée le matin du 19 septembre, donne 3908 et le soir du même jour 400. ï

Nous voyons le malade pour la première fois le 21 septembre, au 3° jour de l’affection. Température 3904, pouls 98. On note de l’abattement, les traits sont tirés, la langue est saburrale, les urines sont rares, hautes en couleur. La respiration est accélérée : 40 mouvements à la minute. La sensibilité est vive au niveau de la base de l’hémithorax droit. La douleur est encore plus marquée au niveau de l’épaule droite.

On note de la matité au niveau de la base droite sur une hauteur d’un travers de main environ; les vibrations sont transmises, la respiration est diminuée. Il n’y à ni souffle ni râle.

Le reste de l'examen montre peu de chose; Signalons cependant un foie accrochable sous le rebord costal. Les urines contiennent un peu d’urobiline.

Le malade présente de l’agitation avec délire nocturne.

Chez ce sujet jeune, un début brusque avec point de côté

thoracique, frissons, température à 400 fait penser à une

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