ESS
D'autres auteurs ont voulu faire de la visibilité appendiculaire un critérium qui permette de porter le diagnostic d’appendicite chronique. C’est ainsi que Jaisson (1) dans sa thèse, décrit plusieurs formes appendiculaires, notamment:
- Un appendice rigide, peu mobile, se laissant segmenter par la main qui le palpe, douloureux, correspondrait à une appendicite chronique avec sclérose des parois.
- Un appendice peu mobile, en S, décrivant des sinuosités impossibles à dissocier, avec douleur à la pal-
-pâtion, indiquerait une appendicite chronique avec sclérose inflammatoire du meso-appendice ou avec adhérence aux organes voisins.
8° - Un appendice peu mobile, douloureux et réduit à un moignon, traduirait la présence d’une appendicite chronique avec bride péritonéale.
- Un appendice rigide, à pointe fixe, avec douleur localisée à la pointe, serait l’indication d’une appendicite avec adhérence au niveau de la pointe.
5° - Un appendice en massue et un appendice avec vacuole représenterait une appendicite avec abcès résiduel ou avec calcul.
Indépendamment de ces signes appendiculaires, l’auteur décrit des signes indirects, attachant une grande importance à la douleur provoquée par la pression de la région d'implantation de l’appendice, Il note en outre de l’immobilité du bas-fonds cœcal, faisant remarquer toutefois qu'Alglave avait montré qu’un cœeum est mobile proportionnellement à la longueur de son méso. Lui aussi a noté de la stase iléale, cette stase iléale est pour lui purement fonctionnelle, ne dépendant d’aucune lésion organique, et provoquée par un trouble de la fonetion sphinctérienne de la valvule iléo-cæcale. Enfin, il a cité une ptose dite en baldaquin du transverse et
(1) Jaisson, de Nancy: Formes radiologiques de L’appendieite chronique. Rev. Med. de l'Est. 15-4-1922,
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une diminution d'expansion du diaphragme droit qu'avait déjà décrit Aimé.
Pour George et Léonard, au contraire, c’est l’absence de l’ombre de l’appendice qui est à la base du syndrôme radiologique qu'ils déerivent, avec des conditions anormales de position, de forme et de dimensions du lumen, la présence de concrétions appendiculaires qui peuvent se montrer indépendamment de l’aliment opaque, le point douloureux âppendiculaire, les adhérences.
Enfin, des auteurs comme Case, estiment qu’il y à appendicite chronique quand on se trouve en présence d’une stase iléale supérieure à 24 heures avec appendice coudé et adhérent,
D'autre part, résumant dans son étude critique sur les colotyphlites, les signes qui ont été considérés comme étant à même de faire porter radiologiquement le diagnostic d’appendicite chronique, Guillaume en décrit plusieurs groupes qui sont:
À - les signes relatifs à l'aspect radiologique de l’appendice :
a - Perméabilité de l’appendice au repas opaque b - Persistance de la baryte dans la cavité appendiculaire (stase appendiculaire) e - coudure de l’appendice d - malposition de l’appendice e - concrétions intra-appendiculaires (1).
B - Les signes relatifs à la fixité de l’appendice: a - signes d’adhérence péri-cæco-appendiculaire b - fixation de l’appendice en totalité ou en partie à son extrêmité ou à sa partie moyenne.
C - les troubles du fonctionnement intestinal dans les segments voisins de l’appendice:
a - spasmes de l'intestin localisés ou étendus
(1) L'existence des coprolithes dans l’appendice, décelée par l’examen radiologique, est un évènement rare et qui a déjà été constaté par Fittig, Weiszflag, Maîtthes, Hurter, Kecblatt. Ces formations doivent être différenciées des calculs urétéraux,
et).
b - troubles du fonctionnement pylorique et de l’évacuation gastrique
e - stase iléale
d - insuffisance de la valvule iléo-cæcale.
D - les douleurs:
a - douleurs provoquées, limitées, correspondant à l’appendice
b - douleurs spontanées, localisées par le malade en un. point correspondant au siège de l’appendice tel qu’il est contrôlé par les rayons.
Pour lui, les signes du premier groupe, à l’exception d’une stase prolongée appendiculaire, n’ont que fort peu ou pas de valeur. Les signes du deuxième groupe amèneraient une forte présomption en faveur de l’affection, ceux du troisième groupe n’auraient aucune valeur quant au diagnostic ferme de l’appendicite. Seuls. les signes du quatrième groupe permettraient d’affirmer l’existence de l’appendicite.
Voici done où en était restée la question, lorsque, dans une série d’articles, dans une communication à la Société Médicale des Hôpitaux et à la Société d’Electroradiologie, les Docteurs Jacquet et Gally présentèrent le résultat de leurs recherches, exposées d’autre part dans la thèse du Docteur Poreaux (1).
() Poreuux: Thèse de Paris, 1929.
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