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l’appendicite chronique, maladie autonome, primitive, qui ne fait pas, comme on pourrait le penser, le lit de l’appendicite aiguë, paraît être un syndrôme divers dans ses manifestations, et c’est cette diversité dont nous toucherons un mot tout-à-l’heure, qui à incité les chercheurs à la déterminer d’une manière plus précise.
Qu'est-ce donc que l’appendicite chronique ?
Sa définition est difficile à préciser. Pour les classiques, c’est une maladie qui se compose de phénomènes douloureux abdominaux, soit à type d’appendicite chronique d’emblée, soit à type d’appendicite chronique paroxystique ou à rechute, s’accompagnant de phénomènes dyspeptiques, de modifications de l’état général provoquées par une intoxication chronique. L’appendicite chronique réalise en général l’ensemble suivant c’est une maladie dont l’évolution se fait par poussées successives, avec des phénomènes réactionnels locaux ou généraux, succédant ou non à une phase aiguë antérieure ou récente, bruyante ou souvent passée inaperçue. Ce syndrôme se caractérisant :
1° - Par des troubles généraux: amaigrissement, sensation de fatigue, malaises non déterminés, troubles du pouls et de la respiration accompagnés parfois d’une fièvre légère.
20 - Par des troubles digestifs: inappétence, nausées, troubles de la digistion et des fonctions intestinales.
3° - Par des troubles nerveux organo-végétatifs,
4 - Par des douleurs spontanées au niveau de la fosse iliaque droite.
5° - Par une douleur provoquée aux points classiquement décrits.
Il ne faut pas, bien entendu, comme dans toute autre maladie, croire que l’appendicite chronique s’accompaone de ces symptômes groupés au complet. L’appendicite chronique est d’un diagnostic difficile à cause de son polymorphisme, de la multiplicité des points douloureux classiques, de la coïncidence possible de certains
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de ces points avec d’autres points douloureux abdominaux, surtout dans le cas où le cœcum est mobile, glissant assez souvent, en position debout, dans la fosse iliaque gauche. D’autres difficultés viennent de ce fait que c’est une maladie qui se cache sous les aspects les plus divers, et e’est ainsi qu’on a pu décrire une forme gastrique à type de dyspepsie hypersthénique caractérisée par de grandes crises douloureuses apparaissant environ trois heures après les repas, accompagnées de signes d’hyperchlorhydrie pouvant simuler l’évolution d’un ulcère, soit gastrique, soit duodénal. Par contre, on a pu noter des formes de dyspepsie hyposthénique avec flatulences, nausées, lenteur des digestions.
12 % des appendiculaires chroniques se présentent comme des gastriques, « La plupart des ulcères d’estomac sont à l’appendice » (Gosset).
Une autre forme clinique est la forme intestinale, dont le symptôme dominant est une constipation chronique tenace, avec douleurs plus ou/moins nettes sur tout le cadre colique, sans que la région du cœceum soit plus sensible que le reste. Souvent, les phénomènes infectieux évoluent sur cette constipation, à laquelle succède alors une débacle diarrhéique avec selles glaireuses très douloureuses, brülantes, qui, faisant méconnaître la vraie raison de leur apparition, incitent au diagnostic d’entéro-colite muco-membraneuse,
Chez d’autres malades, on constate une augmentation de volume du foie, une gêne, une pesanteur au niveau de l’hypocondre droit. La palpation y révèle une région vésiculaire douloureuse, et l’on comprend que la conviction du clinicien puisse hésiter devant des phénomènes qui semblent être de la cholécystite. Cette hésitation peut être d'autant plus marquée que l’appendice prend quelquefois une position sous-hépatique.
Dans certains cas, non seulement on note un point douloureux appendiculaire, mais celui-ci perd de sa valeur quand l’exploration décèle des points doulou-