A. de Gaulevitch, article déjà cité
forcent les paysans qui doivent se procurer de l argent pour acquitter les lourds impôts, à vendre les céréales aux prix taxés. Quoique cette politique ne réussisse plus beaucoup maintenant, le pouvoir d’achat des céréales, par rapport aux produits industriels, n’est plus que de 20 % de ce qu’il était avant la guerre! ». Ce procédé aboutit au prélèvement d’un impôt déguisé dont le montant s’éléverait suivant les calculs de différents spécialistes soviétiques à près de 2 milliards de roubles
Et le « Boichevik » qui n’est nullement d’opposition, a montré très objectivement le résultat des mesures «en 1913, 23, 4% prises contre les « campagnes » : du revenu national allaient à l’industrie, tandis que la part de l’agriculture était de 58 %. En 1926-27, l’industrie, sans qu’elle eût fourni une production supérieure, absorbait 51.7 % du revenu national contre 25,7 % pour l’agriculture! ». Aujourd’hui semblable disproportion persiste.
Cette situation est l’explication de la rentrée de plus en plus difficile de l’impôt agricole et de la résistance, souvent armée, qu'’opposent les Koulakis (paysans aisés) aux percepteurs d’impôts.
Et cette fiscalité, bien que portée au maximum, ne constitue pas une source suffisante de recettes. La nécessité d'emprunter pour couvrir les dépenses ordinaires le prouve. En 1925-26 : 145.985 roubles. En 1925-27 : 319.184. En 1927-28 : 706.490. En 1928-29 : 8 CO.0CC.