RESTO QUES
au lieu de 7; Atbassor : 10,5 millions de roubles au lieu de 3,5; Usine de tracteurs : 30 millions au lieu de 16. Les travaux sont commencés et poursuivis sans que soient ratifiés les projets et les plans financiers; les délais d'exécution des travaux ne sont pas observés, les prix de revient des travaux sont très élevés et la qualité des travaux est insuffisante. L’approvisionnement en matériaux de .construction et en outillage est effectuée sans plan et avec retards. Les frais d’administration générale sont très élevés et atteignent 20 % du coût des travaux exécutés et 100 % des salaires! », Bien plus sévère encore était l’ingénieur-commissaire Tchouban qui, lors de l’établissement du plan industriel «1926-27 » déclarait : « Si, sur le crédit de 1 milliard de roubles accordé à l’industrie, 50 millions étaient dépensés de façon productive, nous pourrions nous en féliciter (Economiichezkaya Tizn du 0 octobre 1926}?.
Cherchons maintenant quels capitaux alimenteront
le financement de l'extension industrielle. Ces capitaux ne peuvent être fournis par des emprunts extérieurs, la confiance manquant : un seul crédit de cette nature, ‘s’élsvant à 300.000 marks fut accordé en 1926 par l’Allemagne et ce pays ne semble pas disposé à persévérer dans cette voie. Il ne peut donc être fait appel qu'aux fonds nationaux, c’est-à-dire, en dehors des impôts
1. Dans le même sens, J. Lyon, La crise en Russie soviétique, Paris, F. Alcan, 1929.