À E HP
warrants, connaissements, lettres de voitures, etc.; 29 sur les fonds d’Etat et autres valeurs agréées par le Conseil. Elle ouvrait des comptes courants contre dépôt de titres ou de papier recevable à l’escompte. Pour faire des prêts aux petits fermiers et aux artisans, la Banque pouvait ouvrir des crédits aux intermédiaires (assemblées provinciales, institutions de crédit, sociétés mutuelles et particuliers connus de la Banque). Les ntermédiaires étaient responsables des sommes avancées et devaient remettre tous les mois à la Banque des bordereaux détaillés de leurs opérationst.
La Trésorerie centrale, ainsi que les trésoreries des gouvernements et des districts, déposaient en compte courant leur encaisse disponible dans les caisses de la Banque, de ses comptoirs et succursales, Pour ces sommes, la Banque ne payait aucun taux d'intérêt. Par contre, elle était chargée du service des coupons, des tirages, de l’émission et de la souscription des emprunts
d'Etat, du remplacement des billets de banque détériorés, etc,
1. Outre les catégories de prêts autorisés par les statuts, il était consenti «en vertu de clauses spéciales » (c’est-à-dire d’ordres impériaux) des prêts à longue échéance pour des objets divers, notamment pour, favoriser le développement des banques, des entreprises industrielles, des hôtels, etc., et pour venir en aide à des entreprises telles que mines travaux des ports, etc. Aucun compte spécial ne figurait pour ces prêts dans les états de la Banque Impériale. D’après le rapport du contrôleur impérial des Finances, leur montant s’éleva, en 1900, à 41 millions de roubles environ, en 1201 à 65 et en 1902 à plus de 100. Après cette dernière date, ces prêts furent consentis beaucoup moins facilement, mais ne furent pas interrompus. {ls occasionnèrent de lourdes pertes.