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D. LE TISSAGE DES TOILES DE COTON

En limitant l'activité des manufactures d'indiennes, leur débouché naturel, le système continental atteignait par contrecoup les toiles de coton et en réduisait ainsi la consommation dans l'intérieur du pays après les avoir frappées au dehors par les décrets de 1803 et 1806.

La répercus- L'afflux général des fileurs vers le tissage vint encore aug-

siondusystème menter l'énorme disproportion qui s'établit dans cette spécia-

continental sur jj^^ ^^^j,^ ^^ production et la demande.

^ vie à Giaris D'une façon générale, les toiles qui répondaient à des be-

et à Zurich. soius Ordinaires eurent moins à souffrir que les mousselines, articles de luxe. Celles-ci ne furent sérieusement atteintes que

* Les comptes de Luchsinger et Streiff mentionnent parmi les articles imprimés des indiennes fines et des mousselines de Saint -Gall, alors qu'au début les fabriques glaronnaises ne produisaient que des indiennes ordinaires. La suppression du blocus continental amena une forte chute des prix. En voici un exemple. Une douzaine de mouchoirs imprimés coûtait, d'après la qualité :

en 1810 . . 7 gulden 15 kreuzer, 9 guld. 45 kr. ou 14 guld. 30 kr. en 1810 .. 5 » )^ » 8 » 45 » ou 7 » X **

2 Jenny, II, p. 18i ss., 298,' 307 ss.

dans les dernières années de la Médialion, cela très gravement. La fabrication des toiles déclina dès la première heure, mais sa chute fut plus lente; elle eût été anéantie sans nul doute si les Anglais avaient à cette époque réussi leurs essais de tissage mécanique. Par bonheur, dans cette branche, les machines n'apparurent que plus tard, alors que l'industrie suisse, plus robuste, était mieux en état de supporter les conséquences d'une pareille transformation.

. Dans le voisinage, l'industrie textile de la Forêt-Noire entière s'effondrait au premier choc du système continental et en 1807 déjà, les dernières maisons de tissus avaient disparu de ce pays^

Sur un autre point de la frontière, à Genève, quelques fabricants avaient lancé des manufactures de toiles et de mousselines; ils espéraient tirer bénéfice de la prohibition des produits suisses et comptaient beaucoup à cet effet sur !a clientèle des campagnes environnantes 2. Mais, contre leur attente, la consommation des tissus de coton y alla de jour en jour diminuant. Devant les prix exorbitants des matières premières et n'ayant pas même la ressource des filés anglais, ils renoncèrent pour la plupart à leurs entreprises.

En Suisse, c'est dans la région industrielle argovienne que le tissage des grosses toiles avait pris au dix-huitième siècle les plus . fortes proportions. Concentré sur les deux rives de l'Aar jusqu'à Brugg, puis dans les vallées latérales de la Suhr et du Wynenthal, il avait ensuite gagné l'Emmenthal et la Haute Argovie ^. Dans le premier quart du siècle, cette industrie avait pris une extraordinaire extension, faisant de cette région une des plus prospères de la Suisse. Dans l'ancienne République de Berne, elle atteignit en 1787 son

* Gothein, p. 768.

' La principale maison genevoise de tissus fut celle de Fazy, Dunant & de Stoutz, à Carouge. Après s'être transportée en 1811 près de Thonon, elle fut obligée de fermer.

Arch. Genève, p. a. cgcx, 1812, 1813.

3 Vom Jura zam Schwarzwald, I, p. 143; — Atlas, 1770.

maximum d'intensité; elle occupait à ce moment 30 à 40000 personnes et sa production annuelle s'élevait à près de 200 000 pièces de toiles * dont les Vs environ étaient fournis par les districts argoviens, plus spécialement celui de Lenzbourg 2.

Voyons maintenant à quoi la crise économique réduisit cette situation florissante.

Dans les districts bernois, le tissage du coton perdit toute importance à partir de la Révolution. Dans le jeune canton d'Argovie, il se montra plus résistant ; mais en 1806 déjà, la politique napoléonienne y avait commencé son œuvre. Les décrets prohibitifs français, la disparition des manufactures d'indienne bâloises que l'Argovie fournissait de toiles blanches, provoquaient les premiers malaises. Bientôt les fraudes apparurent, signe infaillible de crise; l'ouvrier cherchait à se dédommager, et réduisait la longueur réglementaire des tissus. Pour parer à ces tromperies, le gouvernement argovien se vit forcé de rétablir l'ancien emploi des mesureurs aboli après la chute du régime bernois, ce qui causa dans la population un vif mécontentement '.

Dès ce moment, le déclin ne s'arrêta plus. Dans quelques districts, la situation devint si mauvaise qu'on parla de supprimer les contrôleurs devenus inutiles. En 1814, le nombre

^ De 1762 à 1763, la production des districts beraois et argoviens s'élevait à 131 416 pièces. De 1784 à 1785, elle se montait à 195 000 pièces qui procuraient au pays un bénéfice net de 224 735 gulden. Le nombre exact des toiles livrées en 1787 était de 198 582 pièces.

Bericht No I der bernischen Handels- und Gewerbe-Kammer, cité par Jenny, II, p. 115.

* D'après un calcul contemporain de Hunziker, d'Aarau, le district de Lenzbourg produisait à lui seul 152 150 pièces. Ce chiffre constitue une bonne moyenne entre les données de Meiners (citées par Jenny) qui parle de 100 000 pièces, et celles de Fâsy qui en indique 170 000.

Gem. Schw. Nachr., 29 avril 1806.

^ A la suite de cette disposition promulguée par décret du 12 mars 1806, les fabricants argoviens suspendirent complètement pendant quelque temps leurs affaires en toiles blanches.

Bronner, p. 485.

de toiles était tombé pour toute TArgovie au chiffre dérisoire de 27 667 pièces ; en regard de la production magnifique du siècle précédent, c'était une diminution des cinq sixièmes*. La Chambre de commerce d'Aarau pouvait à juste titre écrire à son gouvernement : « Toute Tindustrie du pays est paralysée 2. »

A Glaris, le tissage livrait aussi des toiles ordinaires ; par suite de la faveur dont jouissait la filature à la main, son apparition dans la vallée fut tardive. Lorsque survinrent les premiers filés anglais, la population passa avec ardeur du rouet au métier à tisser. Les premières maisons d'indiennes se fondaient à ce moment. Nulle part peut-être l'évolution du tissage n'a été associée à celle des toiles peintes aussi étroitement qu'à Glaris. Vers 1780, ces deux industries prennent leur élan simultanément, subissent ensemble un arrêt en 1798 et reprennent en même temps leur marche sous la Médiation ^.

Jusqu'alors le tissage s'était concentré dans la partie inférieure et moyenne de la vallée et sur les bords du lac de Wallenstadt. Dans les premières années du siècle, il gagnait la partie supérieure du pays, remontant les vallées de la Linth et de la Sernft *.

La prospérité des maisons d'indiennes contribua pour une bonne part à entretenir le travail domestique chez les tisserands. Elle fut favorisée par l'intervention des maisons de commerce indigènes qui jouaient en Suisse à l'égard des tissus de coton un rôle analogue à celui des Glaronnais en Italie pour les tissus imprimés. Elles écoulaient sur les marchés voisins, notamment à Lichtensteig dans le Toggenbourg et à Saint-Gall, l'excédent de la production des toiles.

* De ces 27 667 pièces de toile de coton, 15 459 revenaient au district de Kulm et 10 621 à celui de Lenzbour^.

VerhandL'Blatter, 1817.

' Bronner, p. 485.

3 Jenny, I, p. 110.

^ Atlas, 1820. .

Les familles qui détenaient ce commerce, ruinées par la Révolution, avaient après 1798 cédé la place à de nouvelles entreprises dont le nombre s'accrut encore pendant la Médiation et qui se trouvaient notamment à Mollis, Netsthal et Ennetbûhl. La plus importante, celle de Samuel Schindler à Mollis, faisait travailler à son compte les métiers de la vallée inférieure, de Nœfels et du Kerenzerberg ^

Sans être dans une situation brillante, les tisserands glaronnais pouvaient donc s'estimer satisfaits. On en trouvera une nouvelle preuve à propos du tissage en couleurs.

Les renseignements sur les conditions du tissage dans le canton de Zurich n'abondent pas.

La fabrication des toiles voisinait, dans cette région, avec celle des gazes de soie et des mousselines. Ces dernières, articles de luxe que fournissaient les districts du lac et la vallée de la Glatt, étaient fatalement destinées à partager le sort des produits analogues de Saint-Gall et d'Appenzell. On verra plus loin la crise terrible qui frappa cette branche et les conséquences qui en résultèrent pour Zurich.

Quant au tissage des toiles blanches, il couvrait les districts orientaux et septentrionaux du canton, à savoir l'Oberland zuricois et la vallée de la Tôss. Dans TOberland, région montagneuse et boisée, il s'était développé au dix-huitième siècle d'autant plus rapidement que ce pays se prétait peu à Tagriculture ; devenu l'unique ressource d'un grand nombre de ménages 2, il avait en cinquante ans doublé la densité de la population.

* Des anciennes entreprises du dix-huitième siècle, celle de Pierre Blumer survécut seule pendant la Médiation. Parmi les maisons de fondation récente se trouvaient celle de Samuel Schindler, celle de Gabriel Spalty datant de 1805, celle de Samuel Speich à Luchsingen lancée en 1809, et quelques autres de moindre importance.

Schindler et Spalty, portant eux-mêmes leurs marchandises, s*en allaient souvent à pied dans le Toggenbourg pour la vente. La suppression du blocus continental, en faisant baisser les prix des toiles, leur fit subir de fortes pertes.

Jenny, p. 238 ss, 250 ss.

2 Dans la petite localité de Fischenthal par exemple, plus de 200 per-

Le Mémorial de Winlerlhour a montré à quel point, déjà en 1806, les prohibitions françaises avaient paralysé la fabrication des toiles de colon. Le gouvernement de Zurich fit de vaillants efforts pour parer aux perturbations qui s'en suivirent. Les tentatives faites par les autorités dans le but d'acclimater dans le pays de nouvelles branches industrielles bu pour remettre en honneur le travail de la terre, se rapportaient pour la plupart à TOberland. Elles eurent du reste peu de succès, car elles vinrent se heurter aux difficultés qu'offrait Tagriculture dans cette région et à l'inertie d'une population imprévoyante au plus haut degré et gâtée par sa prospérité précédente. A la fin de la Médiation, le peuple de rOberland zuricois se trouvait dans un état d'épuisement qui favorisa les terribles ravages de la famine de 1817 *.

Dans la vallée de la Tôss, on eut recours pour parer à la crise à la spécialité du tissage en couleurs. On y tendit de même dans une autre région, le Toggenbourg, dont il importe de dire maintenant quelques mots.

La période du système continental eut une importance l^ Toggenconsidérable pour l'industrieuse vallée de la Thour qui vit bourg, sa siiuas'achever à ce moment son émancipation économique et po- t'o» industrielle

... . . . , à la fin du dix-

htique; il convient donc de résumer rapidement cette évolu- huitième siècle

lion. et au début du

L'introduction de l'industrie du coton dans le Toggenbourg dix-neuvième, ne remontait guère qu'aux années 1730 et 1740 ; son apparition fut tardive, mais son développement rapide. Le tissage, succédant de bonne heure à la filature, s'étendit promptement sur toute la partie moyenne de la vallée ; en pleine flo-

sonnes vivaient exclusivement du travail des manufactures et ne possédaient que leur maison et leurs métiers à tisser.

Gem. Schweizer,, vol. 3, p. 179.

* Ces renseignements, ainsi que ceux qui précèdent, se trouvent dans le rapport que fil en 1817 Salomon Schinz, pasteur à Fischenthal. Ce document se rapporte plus spécialement aux communes de Bauma, Bâretschwyl, Fischenthal, Hinweil, Wald. Il est contenu dans le 3e volume du « Gem, Schweizer » et est intitulé « Das hôhere Gebirg des Kantons Zurich. »

raison dès 1760, il quadrupla en peu de temps la population de certains villag-es *. A ce moment, les Saint-Gallois et les Appenzellois abandonnèrent la fabrication des toiles pour se livrer exclusivement à celle des mousselines, aiguillonnant ainsi la production dans le Toggenbourg dont les tissus acquirent une renommée de finesse et de solidité incomparable^. A la veille de la Révolution, le tissage occupait la moitié de la population de la vallée. Cette prospérité favorisa l'émancipation économique du pays, qui jusqu'alors était tributaire du marché saint-gallois et, depuis le dernier quart du dix-huitième siècle, se libérait graduellement de cette tutelle. L'indépendance politique proclamée en 1798 et enfin les années de la Médiation vinrent confirmer encore l'importance du Toggenbourg.

De façon générale, les anciens sujets du prince-abbé n'eurent pas à se plaindre du système continental et leur situation -comparée à celle de leurs voisins était avantageuse. Leur précoce évolution vers le tissage, au dix-huitième siècle, leur fut un grand bonheur et leur permit d'utiliser les cotons du Levant pendant que sévissait le système continental. Les autres districts du nouveau canton de Saint-Gall et ceux d'Appenzell, adonnés à la filature à la main ou au tissage des mousselines, étaient forcés de se servir de cotons d'outremer. La crise sur les articles de luxe les fit passer par de terribles souffrances alors que le Toggenbourg offrait un tableau relativement prospère. Le simple tisserand, poursuivant le mouvement d'affranchissement commencé dans les dernières années du dix-huitième siècle, secouant la tutelle

* Hungerbûhler, p. 37 ss. ; — Wartmann, p. 131 ss.

* La renommée de ces tissus était telle qu'à l'étranger, s'il faut en croire un témoignage de Tannée 1775, on donnait le nom de * draps du Toggeni)ourg » à toutes les toiles de qualité supérieure, même lorsqu'elles ne provenaient pas de cette région. Pour suffire à la demande, les commerçants de la vallée durent parfois faire venir secrètement de la marchandise de 2urich.

Hungerbûhler, p. 45.

du vendeur ou du fabricant, s'établissait pour son compte * ; de nouvelles maisons de commerce se fondaient dans la vallée ; la production active des toiles de coton était encore stimulée par rintroduction du blanchiment chimique. Pourtant, le Toggenbourg ressentit lui aussi le contre-coup de la dépression des prix, provoquée par Taugmentation continue du nombre des métiers à tisser, par la surproduction et enfin par la répercussion des événements politiques *.

Dans quelles proportions la crise fut-elle ressentie? Ni Wartmann, ni Hungerbûhler ne le disent ; mais l'importance que prit à cette époque dans la vallée le tissage en couleurs révèle bien un certain malaise.

Au dix-huitième siècle, le tissage en couleurs (Strichelzeug- Le tissage en fabrika(ion) ne tenait en Suisse qu'une place minime; il ne couleurs et la représentait, sur la carte industrielle des cantons, que trois

'^ ' ^ ^ . . rouçe turc. —

taches isolées situées en Argovie dans la partie orientale du Leur déveiopdistrict de Zofingue, en Thurgovie et enfin dans le Toggen- pement paraibourg. Il n'avait pris d'extension appréciable que dans cette ^^^^ pendant

. , cette période.

dernière région où il se limitait à la production de mouchoirs tricolores, d'un écoulement facile.

H était une circonstance qui s'opposait à son développement : les teintureries au rouge turc faisaient défaut dans le pays. Ce procédé, resté longtemps le secret de l'Orient, fut introduit en France vers le milieu du dix-huitième siècle seulement et plusieurs années s'écoulèrent encore avant qu'il eût pénétré dans les cantons. Les fabricants et les tisserands suisses étaient obligés d'envoyer à l'étranger leurs filés, à Trieste, à Marseille ou Rouen, où se trouvaient les établissements les plus connus. C'était une opération longue et

* Le tisserand salarié avait, jusque dans le dernier quart du dix-huitième siècle, travaillé pour le compte d'un vendeur ou d'un fabricant. Peu à peu, il se mit à acheter à crédit les filés de coton et à vendre directement ses toiles au commerçant. Il s'établit enfin maître tisserand.

* Hungerbûhler, p. 72 ss., 80 ss.; — Wartmann, p. 321.

coûteuse, car il fallait souvent attendre une année entière avant que la marchandise eût repris le chemin du pays^.

En 1784, les frères Zeller, à Zurich, comblèrent cette lacune en fondant au lieu appelé « Drahtschmidli > une teinturerie au rouge d'Andrinople. Cette maison déploya bientôt une activité témoignant qu'elle répondait à un besoin pressant. La période du système continental lui donna Timpulsion décisive. A ce moment, la politique impériale, poussant de plus en plus du côté du tissage en couleurs les populations frappées par la crise sur les toiles blanches, vint par répercussion accentuer l'importance de la teinturerie.

Les locaux de l'établissement Zeller devinrent trop étroits; en 1810, la maison fut transportée au Stampfenbach ; les installations furent agrandies et perfectionnées^. En même temps, le procédé au rouge turc gagna du terrain ; il fut adopté en Argovie et, sans qu'on possède à ce sujet de témoignages positifs, on peut certainement faire remonter aux dernières années de la Médiation quelques-unes des nombreuses teintureries qui fonctionnaient en Suisse orientale vers 1830 et 1840 K

Quant au tissage en couleurs, il prit pendant la Médiation un développement réjouissant dans les trois centres industriels où il existait auparavant ; il s'établit en outre dans un autre point, à Zurich.

Dans le Toggenbourg où il s'était, au dix-huitième siècle installé dans la vallée moyenne, il gagnait de Lichtensteig toute la vallée supérieure*. En Argovie, il se développait d'autant plus rapidement que la crise des toiles y avait été plus

* Zdrcher Taschenbuch, 1881, p. 203.

* Z archer Taschenbuch, 1881, p. 204.

3 Dans le canton de Saint-Gall par exemple^ le pasteur Tschudi de Peterszell fit en 1813 des expériences de teinturerie couronnées de succès. D'après Jenny, on n'appliqua pendant la Médiation les procédés au « rouge turc » qu'à la teinture des filés. Tout au plus, fit-on chez Zeller quelques rares essais avec les toiles de coton.

Wartmann, p. 320 ; — Jenny, p. 167.

^ Dans le Toggenbourg on perfectionna notamment pendant la Médiation

violente. Ici, le lissage en couleurs avait sur le tissage en blanc le grand avantage de ne pas être soumis au contrôle de l'Etat ^ Du district de Zofingue, son siège primitif, il s'étendit rapidement à tous les centres industriels argoviens. Tout naturellement, il s'établissait enfin dans le voisinage de la première grande teinturerie au rouge turc, c'est-à-dire dans le canton de Zurich, sur les rives du lac, et contribuait à combler les vides creusés par la crise des mousselines ; dans la vallée de la Tôss, il remplaçait la fabrication des toiles blanches et à la chute du système continental il avait gagné Winterthour ^.

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