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nom (1). Par là, la connaissance humaine devient possible. Il est vrai que c’est une connaissance singulière ment dépendante et, comme nous dirions aujourd’hui, Are. relative. Comme nos idées innées viennent de Dieu, il BA. : est sûr qu’elles représentent les vérités que Dieu a éta- pt blies. Mais d'autre part, comme Dieu est incompréhen- 24 sible, nous ne pouvons pas espérer d'atteindre le fond " __ de.son essence et nous ne voyons que ce qu’il nous laisse A | voir. La connaissance humaine, au lieu d’embrasser de FLE * véritables nécessités, ne porte jamais que sur des néces- 2 | sités, pour nous, c'est-à-dire non sur des nécessités, mais 0 sur des faits ; et, si naturelle que soit celte révélation, on 1% n’a pas eu tort de dire (Bordas-Demoulin) que notre con- ë naissance n’est, de ce point de vue, qu’une révélation. L'autre thèse parlaquelle Descartes adoucit sa doctrine, c'est la simultanéité de l’entendement et de la volonté l - en Dieu (2). Mais cette thèse revient finalement à afüir- A mer un fait mystérieux, de sorte que, au moment où 5
que nous ne les pouvons représenter à notre esprit sans que nous les ; jugions entièrement impossibles, comme celle que vous proposez : que . 1e k Dieu aurait pu faire que les créatures ne fussent point dépendantes de lui. Mais nous ne nous les devons point représenter, pour connaître j’immensité de sa puissance, » (Au R. P. Mesland, 2 mai 1644, 1V, 119%).
(1) Voy. p. ex. ce passage dela lettre à Mersenne, du 15 avril 1630,
un peu après celui qui a été cité plus haut : « On vous dira que si Dieu » sel
avait établi ces vérités, il les pourrait changer comme un roi fait ses lois. “À A quoi il faut répondre qu’oui, si sa volonté peut changer. — Mais je +2 les comprends comme éternelles et immuables. — Et moi, je juge le | même de Dieu... » (1, 145?8 sq.).
(2) « Nous ne... devons. concevoir aucune préférence ou priorité entre son entendement et sa volonté ; car l’idée que nous avons de Dieu "M nous apprend qu'il n’y a en lui qu’une seule action, toute simple et toute pure ; ce que ces mots de saint Augustin expriment fort bien : quia vides ea, sunt, etc., pour ce qu’en Dieu videre et velle ne sont qu'une même chose, » (Au R. P. Mesland, à la suite du texte cité dans l’avantdernière note, IV, 1198). De même : « Vous demandez ce que Dieu a fait pour les produire [les vérités éternelles]. Je dis que ex hoc ipso quod illas ab æterno esse voluerit et intellexerit, illas creavit, ou bien (si vous n’attribuez le mot de creavit qu’à l’existence des choses) tllas disposuit et
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la conciliation de Dieu comme réalité tout actuelle et d de Dieu comme puissance infinie et indéterminée, nous
en quoi laissent à désirer les théories purement néces- Es. sitaires de l'être. Il a bien vu que, en face de ces théo- ries, on peut toujours se demander si l'être tel qu’elles
| le comprennent est véritablement complet. Comme de-
vanciers, il n’avait eu que Plotin et Duns Scot, et peut-
être les ignorait-il. |
fecit. Car c’est en Dieu une même chose de vouloir, d’entendre et de créer, sans que l’un précède l’autre, ne quidem ratione. » (1, 152% sq.; de la lettre déjà citée, p. 231, n. 2).
sommes déçus. 2 | Il n’en est pas moins vrai que Descartes a su découvrir