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+12 5 TFUE semble m'avoir enseignées et qui manifestement ne sont
pas vraies : comme, par exemple, qu'un espace dans lequel il n'y a rien de sensible est vide ; qu'il yadansle ‘4 feu quelque chose de semblable à mon sentiment de la 4 chaleur. On sera donc tenté de dire que la nature :
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m'induil en erreur ou, en d’autres termes, que Dieu me
trompe, et le principe de la démonstration de l'existence
na des choses matérielles sera ruiné. — II faut répondre que,
> en tombant dans les erreurs qu'on vient de citer en
PC exemples, j'abéis non pas à la nature, mais à la coutume,
| et que, si je n'avais demandé à la nature que ce qu'elle.
nt pouvait m'apprendre, je ne me serais pas trompé. En
| effet, qu'est-ce précisément que la nature dont il est
présentement question ? Ce n’est pas la nature de l’homme
# au sens large, c’est-à-dire la nature de l'homme en tant «
F - que pur être pensant aussi bien que comme être composé,
L c'est exclusivement la nature de l’homme en tant qu'être
1 composé d’une âme et d'un corps. Mais à la nature prise en ce sens resireint je ne puis demander qu'une sorte déterminée d'enseignements. Son rôle est de m'instruire | sur ce qui est ulile ou nuisible au composé que je suis.
4 Lorsque je veux lui demander des connaissances théo-
% riques, lorsque je veux, en d’autres termes, que le sen-
y timent m'instruise sur l’essence des choses, et que j'en
viens à afhrmer comme existant dans les choses les déter-
minalions que me fournit le sentiment, je confonds la
uature de l'homme comme composé avec celle de l'en-
tendement, avec la lumière naturelle, et il n'est pas sur-
prenant que je tombe dans l'erreur. Interrogée sur son
domaine propre, la nature de l'homme comme composé
F répond ce qu'elle doit répondre, elle ne nous enseigne
que la vérité.
Toutefoisn’y a-t-il-pas des cas où la nature se trompe jusque dans sa fonction propre, c'est-à-dire en tant qu'il s'agit de nous instruire sur l’utile et le nuisible? Lorsqu’elle nous conduit à l'erreur d’une façon indirecte seu-
hi