‹ Le système de Descartes;Chapitre 126 sur 171 · AVIS · texte numérisé non relu

AVIS

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+12 5 TFUE semble m'avoir enseignées et qui manifestement ne sont

pas vraies : comme, par exemple, qu'un espace dans lequel il n'y a rien de sensible est vide ; qu'il yadansle ‘4 feu quelque chose de semblable à mon sentiment de la 4 chaleur. On sera donc tenté de dire que la nature :

Li L'an

m'induil en erreur ou, en d’autres termes, que Dieu me

trompe, et le principe de la démonstration de l'existence

na des choses matérielles sera ruiné. — II faut répondre que,

> en tombant dans les erreurs qu'on vient de citer en

PC exemples, j'abéis non pas à la nature, mais à la coutume,

| et que, si je n'avais demandé à la nature que ce qu'elle.

nt pouvait m'apprendre, je ne me serais pas trompé. En

| effet, qu'est-ce précisément que la nature dont il est

présentement question ? Ce n’est pas la nature de l’homme

# au sens large, c’est-à-dire la nature de l'homme en tant «

F - que pur être pensant aussi bien que comme être composé,

L c'est exclusivement la nature de l’homme en tant qu'être

1 composé d’une âme et d'un corps. Mais à la nature prise en ce sens resireint je ne puis demander qu'une sorte déterminée d'enseignements. Son rôle est de m'instruire | sur ce qui est ulile ou nuisible au composé que je suis.

4 Lorsque je veux lui demander des connaissances théo-

% riques, lorsque je veux, en d’autres termes, que le sen-

y timent m'instruise sur l’essence des choses, et que j'en

viens à afhrmer comme existant dans les choses les déter-

minalions que me fournit le sentiment, je confonds la

uature de l'homme comme composé avec celle de l'en-

tendement, avec la lumière naturelle, et il n'est pas sur-

prenant que je tombe dans l'erreur. Interrogée sur son

domaine propre, la nature de l'homme comme composé

F répond ce qu'elle doit répondre, elle ne nous enseigne

que la vérité.

Toutefoisn’y a-t-il-pas des cas où la nature se trompe jusque dans sa fonction propre, c'est-à-dire en tant qu'il s'agit de nous instruire sur l’utile et le nuisible? Lorsqu’elle nous conduit à l'erreur d’une façon indirecte seu-

hi

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