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physiques, desquels je déduis très clairement ceux des | ki choses corporelles ou physiques, à savoir qu'il ya des 74 corps étendus en longueur, largeur et profondeur, qui 1.4 ont diverses figures et se meuvent en diverses façons. » , F4
{xbid., 10 “). « Ainsi toute la Philosophie est comme un
arbre dont les racines sont la Métaphysique, le tronc est | la Physique, et les branches qui sortent de ce tronc sont DL toutes les autres sciences, qui se réduisent àtrois prins cipales, à savoir la Médecine, la Mécanique et la Morale, ne j'entends la plus haute et la plus parfaite morale qui, pré- 1 À
supposant une entière connaissance des autres sciences, est le dernier degré de la sagesse. Or, comme ce n'est pas des racines ni du tronc des arbres qu'on cueille les N. fruits, mais seulement des extrémités de leurs branches, > aussi la principale utilité de la Philosophie dépend ce celles de ses parties qu’on ne peut apprendre que les der-
nières, » (ibid., 14 ®). En un mot, dans le plan systéma- : tique de la nhilosophie cartésienne, la métaphysique pré- cède et fonde la physique, à laquelle se rattachent comme ee applications et compléments les trois sciences pratiques ., de la mécanique, de la médecine et de la morale. Le Cet ordre logique des connaissances a été, selon Des- 4 cartes, l'ordre chronologique de leur génération dans sa< ÿ pensée ; il affirme qu'il a commencé par établir sa K:
métaphysique pour passer ensuite à sa physique. Deux D; textes bien connus sont formels à cet égard. Le premier | est le début de la 5° partie du Discours de la Méthode : « Je serais bien aise de poursuivre, et de faire voir ici toute la chaîne des autres vérités que j'ai déduites de F ces premières. Mais... je crois qu'il sera mieux que je E: : m'en abstienne et que je dise seulement en général 7 quelles elles sont, afin de laisser juger aux plus sages s'il serait utile que le public en fût plus particulièrement i informé. Je suis toujours demeuré ferme en la résolution que j'avais prise, de ne supposer aucun autre principe +2 que celui dont je viens de me servir pour démontrer SCA
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l'existence de Dieu et de l'âme, et de ne recevoir aucune chose pour vraie, qui ne me semblàt plus claire et plus certaine que n'avaient fait auparavant les démonstrations des géomètres. Et néanmoins j'ose dire que non seulement j'ai trouvé moyen de me satisfaire en peu de temps touchant toutes les principales difficultés dont on a coutume de traiter en la Philosophie, mais aussi que j'ai remarqué certaines lois, que Dieu a tellement établies en la nature et dont il a imprimé de telles notions en nos âmes, qu'après y avoir fait assez de réflexion nous ne saurions douter qu'elles ne soient exactement observées en tout ce qui est ou qui se fait dans le monde. Puis, en considérant la suite de ces lois, il me semble avoir découvert plusieurs vérités plus utiles et plus importantes que tout ce que J'avais appris auparavant, ou même espéré d'apprendre. » (VI, 40 *[GÇ 1]) — L'autre texte est un passage de la lettre à äfersenne du 15 avril 1630 : « Or j'estime que tous ceux à qui Dieu a donné l'usage de cette raison sont obligés de l'employer prineipalement pour tâcher à le connaître et à se connaître euxmêmes. C'est par là que j'ai tâché de commencer mes études et je vous dirai que je n’eusse su trouver les fondements de la Physique, si je ne les eusse cherchés par cette voie. » ([, 144°) (1). Ainsi logiquement et chronologiquement la pensée cartésienne aurait sa source dans la métaphysique, et, par conséquent, l’ordre à suivre dans l'étude de la philosophie de Descartes, ce serait de commencer par la métaphysique et de passer ensuite seulement à la physique.
Mais celte manière de voir et les assertions de Descartes sur lesquelles elle se fonde ont été soumises à la critique par M. Liard, et d’après lui c’est la physique qui, en droit
(1) Cf. lettre à Mersenne du & oct. 1629: « Pour la raréfaction je suis d'accord avec ce médecin et ai maintenant pris parti touchant tous les fondements de la Physique, « Ap, Liard, p. 94, n. 2. (Pour la vraie leçon, cf. ici même, plus bas, p. 26).