‹ Le système de Descartes;Chapitre 131 sur 171 · TEA · texte numérisé non relu

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be” je 18 tout le travail qui avait été fait pour concevoir la pensée

comme supérieure à la quantité, c’est-à-dire au morcellement dans le temps et dans l’espace : il le perfectionne et en dégage le résultat. Ensuite, il achève de bannir de la notion de la pensée tout vestige de réalisme et, pour

ainsi dire, de choséité, en définissant la pensée par la.

conscience. Le spiritualisme de Descartes est donc un spiritualisme philosophique fondé sur ce fait que la pensée est quelque chose d'original, d’irréductible et de suffisant. À la vérité, de spiritualisme ne se rend encore qu'un compte imparfait de la suffisance de la pensée, puisqu'il croit, se jetant par là dans de graves embarras au milieu desquels nous verrons bientôt Descartes se débattre. que la pensée n’est pas suffisante au point de

suffire seule, et qu'il faut lui associer une autre réalité.

Mais il n’en est pas moins vrai que le monisme, rétabli par Leibniz, reposera sur la base préparée par le spiritualisme cartésien. Au lieu que, chez Aristote, le monisme était encore matérialiste à quelque degré, puisque l'âme et la forme, sans être corporelles, étaient pourtant quelque chose du corps, swuaros 8 «(De An. II,2, 414 a, 21), avec Leibniz le corps n’est plus qu'une représentation dans la monade. Et c’est Descartes qui a ruiné le matérialisme d'Aristote et révélé à la pensée sa suffisance : voilà ce qui fait l'intérêt de la distinction cartésienne de l'âme et du corps.

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