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PV ANT Ti, y EL { : Æ E : k ORIGINES DOCTRINALES DE LA MÉTHODE. 29
constante résolution de ne manquer pas une seule fois à les observer. » (VI,18*[G 6 ix fne]). Toujoursest-ilquelesRe-
. gulæ, si riches d’ailleurs, pourraient, si elles étaient seules,
laisser parfois le lecteur indécis sur la valeur relative et le classement de tant de richesses. Le Discours, dense et obscur, offre en revanche un ordre fortement marqué et facile à saisir. Le second ouvrage est le texte, le premier est le commentaire de la méthode cartésienne. Ensemble, ils constituent le monument à étudier, et, une fois que
nous sommes en présence de ce monument, il semble
que nous en ayons fini avec toutes les questions préalables.
La vérité est qu'il ne nous reste plus à traiter de question d'histoire extérieure relativement à la méthode. Mais il y à une question déjà interne que nous ne pouvons éviter. Quelles sont les origines de la méthode cartésienne ? Quelles en sont les origines doctrinales ? Nous n'avons plus à nous demander par quelle succession d'essais Descartes s'est acheminé à la perfection de son œuvre, mais nous devons rechercher, comme tous ses historiens l'ont fait et comme lui-même invite à le faire, de quelles idées antérieures à lui il s'est inspiré pour concevoir sa méthode.
C'est dans un texte unique, mais parfaitement précis, que Descartes nous renseigne lui-même sur les sources de sa méthode : « J'avais un peu étudié, étant plus jeune, entre les parties de la Philosophie, à la Logique, et, entre les Mathématiques, à l'Analyse des Géomètres et à l’Al-
gébre, trois arts ou sciences qui semblaient devoir con-
tribuer quelque chose à mon dessein. Mais, en les examinant, je pris garde que, pour la Logique, ses syllogismes et la plupart de ses autres instructions servent plutôt
à expliquer à autrui les choses qu'on sait, ou même,
comme l'Art de Lulle, à parler sans jugement de celles qu'on ignore, qu'à les apprendre. Et, bien qu’elle contienne, en effet, beaucoup de préceptes très vrais et