PROCÉDÉS ACCESSOIRES
de l’énumération présente tout de suite un sens clair. Ce n’est pas un procédé de vérification, comme on l'a cru quelquefois. C’est une partie intégrante de la méthode. Toutes les fois que l'intuition est de prime abord impossible, il faut forcément recourir à l’énumération. Elle a sa place partout où il faut rapprocher des aperceplions séparées l’une de l'autre. C'est une inférence tirée d'une pluralité de choses séparées : « illationem ex multis et disjunctis rebus collectam » (22. XZ!K 66] 407%). Et c'est sans doute parce que, en raison de ce qu'elle a de dispersé, elle a aussi quelque chose d'extérieur, que Descartes lui a donné le nom d'induction. Ce nom ne doit pas nous tromper, et ce n'est pas à propos de l’'énumération que Descartes a touche à la méthode inductive. L'énumération est au fond la même chose que la déduction. C’est seulement la déduction en voie de se faire,
et non pas faite et ramassée (1). Descartes dit qu’elle
doit être suflisante, parce qu'elle n’a pas toujours besoin d'êire complète (2. VZZ [$ 40] 390°), et qu’elle doit être ordonnée, parce que souvent il suflit d'énumérer des types ou des titres de classe (26. [K 41] 390% sq.). Ainsi, observer l’ordre ; pour cela, dégager les divers degrés de complexité en considérant la marche d'une déduction directe et naturelle, pour parvenir à noter tous les degrés et tout à chaque degré ; énumérer, — voilà les trois procédés capitaux de la méthode cartésienne, en tant que contenue dans la première partie des Requlæ ou dans les passages correspondants du Discours. Voici maintenant les procédés accessoires. La Règle VILLE, à celui qui ayant employé les procédés indiqués précédemment ne réussit pas, prescrit de s'arrêter ; car il se trouve en présence de quelque chose qui dépasse
(1) Zbid. [$ 67[ 408% : « Atque ideo illam [deductionem] per intuitum videri Supponimus, quando est simplex et perspicua, non autem quando est multiplex et involuta ; cui enumerationis, sive inductionis, nomen dedimus, quia tune non tota simul ab intellectu potest comprehendi.. »