‹ Le système de Descartes;Chapitre 77 sur 171 · NAS · texte numérisé non relu

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| | ÉIRERS L'ENTENDEMENT ET IDÉE. ON OR Ut sa dés de la certitude. Par cela même qu’elle est très 0 réaliste et très dogmatique, elle accentue fortement le L caractère objectif de la vérité, comme nous dirions aujourd'hui dans un langage tout différent de celui de ER # Scolastique et de Descartes. LA COR Descartes commence donc sa théorie de la certitude comme la commencera Spinoza, ce restaurateur du dog- “ARS matisme ancien dans le Cartésianisme. Mais il s'en faut :44 qu il dise comme Spinoza : adem est certiludo el essentia 02 objectiva. Pour Spinoza, l'idée est chargée de s'affirmer si elle-même et nous verrons que, pour Descartes, il en est L tout autrement. Cela n'empêche pas que, au point de e. départ, les deux théories sont identiques : elles sont + 7

identiques, sauf les réserves que nous aurons à indiquer, mais qui ne changent pas le fond des choses ; elles sont d'accord quant à ce qu'il y a d'intellectuel dans la certitude. Étant donnée sa définition de la vérité, on voit tout de suite ce que sont l'entendement et l’idée pour Descartes. L'entendement est purement réceplif et passif. S Les idées sont par définition des entités représentantes, et, si on ne peut pas le dire de la certitude, il faut dire que l'idée est ess-ntia objectiva, l'essence mème de la chose, en'tant que ne essence est non dans la chose mais dans la pensée (1). Ainsi Descartes comprend l'idée

(4) Au P.[Mesland][2 mai 1644], 1V, 1132 : « Je ne mets autre différence entre l’âme et ses idées, que comme entre un morceau de cire : et les diverses figures qu’il peut recevoir. Et, comme ce n’est pas pro- > prement une action, mais une passion en la cire de recevoir diverses Li: " figures, il me semble que c’est aussi une passion en l’âme de recevoir Ci telle ou telle idée... » — Passions, art. 17 (XI, 34217) : « ….on peut généralement nommer ses passions [de notre âme] toutes les sortes de percep- … tions ou connaissances qui se trouvent en nous, à cause que souvené ‘ce n’est pas notre âme qui les fait telles qu’elles sont, et que toujours elle les reçoit des choses Av sont représentées par elles. » — 3° Méd, nn: (C. 278 [44%] [G. $ 13) : « ..* les idées étant comme des images *, il n'y | en peut avoir aucune #4 ne * nous Rav * représenter quelque chose. » Q Ibid, (C. 275 [422] [G. $ 11 s. fêne)) : « la lumière naturelle me fait le.+ connaître évidemment que les idées en moi comme des * tableaux L'é ou des images * qui peuvent à la vérité facilement déchoir de la perfec- Ne. tion des choses dont elles ont été tirées, mais qui ne peuvent jamais rien contenir de plus grand ou de plus parfait, »

A, » à Li. LA a k.1

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