VOTE LIMITÉ ET VOTE COMPLET
La première Constitution de l'État de New-York, adoptée en 1777, disposait que tout habitant mâle et majeur, qui résidait personnellement dans l'un des comtés de l'État pendant les six mois précédant immédiatement le jour de l'élection, serait autorisé à voter pour les représentants du comté à l'assemblée ; si pendant l'époque préindiquée il avait été un freeholder ; possédant un freeliold de la valeur de vingt livres dans Je comté, ou s'il y avait loué une exploitation de la valeur annuelle de quarante shillings, était imposé et avait effectivement payé les taxes à l'État.
Cette Constitution décidait que le Sénat de l'État de New- York compterait vingt-quatre freeholders (franc-tenanciers) à choisir par les freeholders de l'État, ayant des propriétés delà valeur de cent livres (250 dollars) outre toutes les dettes qui y sont imposées ; et que le gouverneur ainsi que le lieutenantgouverneur seraient élus par la même classe d'électeurs.
Aucun officier de l'état, du comté, ou de la justice n'était élu, tous étaient nommés de différentes manières.
Les représentants au Congrès étaient élus par les
deux Chambres de la législature de l'État, avant l'adoption de la Constitution des États-Unis.
Sous cette Constitution il y avait une forte classe de petits freeliolders , et aussi de locataires de maison, qui payaient des taxes, et jouissaient du privilège limité de voter pour les membres de l'assemblée seulement, n'ayant pas le droit de vote pour les sénateurs de l'État, le gouverneur et le lieutenant-gouverneur ; tandis que les freeholders de l'État qui possédaient un freehold de plus de 250 dollars chacun outre toutes les charges, étaient admis à l'élection des sénateurs de l'État, du gouverneur et du lieutenant-gouverneur, ainsi qu'à voter pour les membres de l'assemblée.
Les premiers jouissaient seulement du droit de vote limité, tandis que les autres avaient le privilège du vote complet ou du vote ])our toutes les fonctions électives. L'idée était, qu'une branche de la législature de l'État, devrait être élue et contrôlée exclusivement par les freeholders, par des hommes ayant une propriété territoriale soumise à la taxation, comme sécurité pour la propriété ; et que les petits freeholders et householders devaient avoir voix à la Chambre basse seulement, et ne devraient pas avoir le pouvoir de contrôler les deux Chambres et d'imposer des taxes d'une manière indéterminée sur les propriétés des autres.
Il y avait aussi une large proportion d'hommes dans l'État, la plupart des gens isolés, en service d'autrui, qui n'étaient pas du tout admis au vote, pour les membres d'aucune des deux Chambres de la législature, et étaient soumis aux lois, à la confec-