‹ Le système du gouvernement américain, son caractère & ses effets, ses défauts, l'organisation des partis & leur influence, la prospérité du peuple soumis à sa protectionChapitre 20 sur 211 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Dans neuf cas sur dix, les électeurs n'ont que le choix entre deux maux, les candidats d'aucun des partis n'étant tels qu'ils les auraient préférés.

Bien qu'il soit nominalement un gouvernement populaire, contrôlé par la voix du peuple, en pratique notre gouvernement a dégénéré en une oligarchie des chefs de la clique ou coterie dominante, du parti dominant du jour. Le peuple joue un rôle très subordonné, même dans les élections de ses propres représentants, la majorité se bornant à ratifier purement et à confirmer les nominations faites, et soutenant les mesures et la politique préparée par l'oligarchie du parti, tandis que la minorité y assiste et n'a pas de voix effective ni de participation au gouvernement. Les organisations de parti et le caractère partial de notre gouvernement se sont développés graduellement, pendant une période de près de cinquante années, depuis l'inauguration des conventions d'états et nationales, aussi bien que des conventions locales, l'adoption des programmes de parti et des platforms, et l'élection des électeurs présidentiels par le peuple au moyen d'un bulletin général.

La théorie du gouvernement est qu'il est représentatif — que dans son sein tous les citoyens mâles adultes (à peu d'exceptions près) sont également et convenablement représentés, par des hommes de leur choix et par l'organe de leurs représentants ont voix dans la législation et dans le gouvernement de leur pays, produisant en quelque sorte ainsi, un selfgovernment ; un gouvernement de tout le peuple, par le peuple lui-même. Mais en pratique, par suite

de la défectuosité de notre système électoral, la majorité des votants dans chaque district électoral choisit tous les représentants et la minorité n'en choisit aucun — tandis que la minorité n'est pas représentée et qu'en pratique elle est dépouillée de sa franchise électorale n'a pas voix dans le gouvernement, et n'a personne pour la représenter, faire valoir ou défendre ses intérêts et ses droits spéciaux. La théorie du gouvernement, est que chaque État est souverain dans ses propres limites, pour toutes les matières d'un caractère domestique et de police, et possède un complet et souverain pouvoir de régir la franchise électorale dans son sein ; mais la guerre et les dissensions et discordes qui en sont résultées ainsi que ses causes, les luttes d'un parti pour maintenir le nègre dans une condition subordonnée et de demi servage, et de l'autre pour en faire un élément de prépondérance pour lui-même, et pour imposer le suffrage des nègres au pays comme moyen de perpétuer son propre ascendant, ont sérieusement altéré les pouvoirs et la souveraineté locale des Etats, tels qu'ils étaient établis par nos ancêtres, et a concentré presque tout le pouvoir suprême du pays aux mains du Congrès. Ce but de parti doit être atteint par la revendication de V égalité entre les races, qui ont été rendues inégales par la providence divine ; et par les efforts pour élever une race inférieure, à l'égalité avec les races supérieures du pays, qui sont les seules qui se soient jamais montrées capables d'un système électif de gouvernement représentatif. Ces efforts tendent à placer la balance du pouvoir entre les partis, aux mains de la race inférieure, et à assu-

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