CHAPITRE II
ou trois des principales mesures recommandées par chacun d'eux. De pareilles illusions politiques, engendrées par l'esprit de parti , produisent de très mauvaises conséquences.
Lorsque les partisans politiques se nattent euxmêmes qu'ils marchent pour des principes et non pour des hommes, ils entendent par là des principes politiques et V utilité du parti, et pas des principes moraux. Les principes moraux sont très généralement bien déterminés et certains dans leur caractère; tandis que les principes politiques sont très incertains de leur nature. Les hommes peuvent aisément se tromper quant aux derniers et sont souvent séduits et gouvernés par des principes très faux. Ceux qui méprisent les principes moraux pour suivre un principe politique adopté, suivent très généralement de faux principes et ne suivent aucun vrai principe d'aucune espèce. Lorsqu'une règle d'action, d'accord avec des principes politiques adoptés ne cadre pas avec les principes moraux , le principe politique adopté doit être plus ou moins faux ; et lorsque, les électeurs votent pour mettre des hommes malhonnêtes et mauvais en place, sous le prétexte qu'ils agissent pour des principes, parce que les personnes élues sont les candidats désignés de leur parti, ils se trompent eux-mêmes. Les hommes fort égoïstes , malhonnêtes et mauvais, n'ont en général aucune estime pour les principes d'aucune espèce, soit politiques, soit moraux; et « lorsque le mauvais gouverne, le peuple sera en deuil. »
Toutes ou presque toutes les différences entre les grands partis politiques de notre pays , pendant le
dernier siècle, ont été relatives à notre gouvernement national et aux affaires étrangères , à la politique nationale et à l'esclavage. Il n'y a pas eu de différends, ou rarement il s'en présente un, relatif aux questions de principe en matière de gouvernement local. Les élections locales n'impliquent pas en général de différences de principe entre les partis politiques du jour, mais simplement des préférences quant aux hommes.
De là, en règle générale, dans les élections locales, les questions devraient porter sur l'honnêteté et la fidélité au gouvernement, sur la capacité et les qualités des candidats, sans tenir grand compte de leur association à un parti. Mais afin de maintenir l'organisation de leur parti, les chefs tendent à tenir les lignes du parti étroitement serrées dans les élections locales à cause de l'influence qu'elles ont, ainsi que les officiers locaux sur les élections de l'État , du Congrès et les élections présidentielles. Les chefs essayent d'inspirer à leurs adhérents le devoir de voter pour les candidats du parti comme objet de principe politique , souvent en sacrifiant les principes moraux, lorsqu'en fait, il n'y a pas de principe politique impliqué dans l'élection , qu'il n'y a rien qu'un principe moral, les différences entre le caractère et la capacité des hommes et la politique du parti. Les hommes religieux et moraux devraient toujours considérer le caractère des candidats qu'ils soutiennent pour leur donner une charge. Il y a moins de différence entre les partis politiques qu'un ne le suppose généralement; plus d'importance devrait être attachée aux qualités du caractère et à la