‹ Le système du gouvernement américain, son caractère & ses effets, ses défauts, l'organisation des partis & leur influence, la prospérité du peuple soumis à sa protectionChapitre 76 sur 211 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

de Boston, de Philadelphie et de la Nouvelle-Orléans, il y a un corps considérable d'officiers fédéraux et également une armée d'officiers locaux ; si un parti possède le contrôle de l'Etat et du gouvernement local, et l'autre du gouvernement national et de son patronage, les comités de chaque parti exercent un grand pouvoir et une grande influence. Les jalousies et les divisions peuvent naître de l'exercice du pouvoir par de semblables comités, dans la division des dépouilles, là où le patronage est étendu. Le parti républicain dans la cité de New-York a été divisé pendant quelques années — chaque division ayant ses comités connus sous le nom de Comité radical et Comité conservateur. Le parti démocratique a également été divisé et a eu son Comité de Tammany Hall et celui de Mozart Hall , et parfois même une troisième clique ou fraction, avec son comité.

Le caractère et l'influence de semblables comités peuvent être jugés par ce que la presse et particulièrement la presse de son propre parti politique, en dit. Le New-York Times (semi-hebdomadaire) , du 27 juillet 1869, s'en rapportant aux remarques de divers autres journaux républicains de l'Etat dit par rapport aux comités républicains dans la cité de New-York :

« Ils ont exprimé le sentiment général à l'égard de la situation du parti en cet endroit, les fautes de gestion qui l'ont affaibli et dégradé et les intolérables 'prétentions des hommes qui assument en son nom le droit de régler les conventions et les nominations suivant leur bon plaisir. . . , tandis que les divisions se produisaient , les conséquences de la

mauvaise gestion étaient attribuées au conflit entre « le radical » et le « conservateur » plutôt qu'à la véritable cause. Mais avec les prétextes de division l'indulgence vis-à-vis de ses promoteurs a cessé. L'infamie aussi lien que V ardeur impolitique vers les fonctions déployées par les comités rivaux , a attiré ï attention sur le caractère et les fins des individus qui les composent...

« Mais une voie peut être suivie avec avantage. Ces comités des villes doivent être abolis , et on doit créer une nouvelle organisation qui réclamera le respect et la confiance des républicains de la ville, et les mettra à même de développer dans toute leur force la puissance du parti. Il est oisif de parler de compromis. Les comités « radical » comme « conservateur » sont simplement nuisibles , ils sont créés dans le but de permettre à certains hommes de recueillir des dépouilles. Ils sont corrompus depuis l'origine jusqu'à la fin. »

Le même journal dit, le 30 juillet :

« Ce dont nous avons besoin comme parti, plus que de toute autre chose, tant dans les villes que dans le plat pays, « est » remarque le Journal de Newburij, « un peu plus d'honnêteté parmi les chefs et de tolérance partout. » La vérité ne pouvait être dite plus crûment. Le parti dans cette ville a été poussé dans l'intérêt des coalitions d'individus, qui, par une impudence et une obstination effrontées, se sont assurés par diverses conventions successives l'assouvissement de leurs prétentions. Ils n'ont pas un seul élément de titre de bonne foi à la présidence. Ils ne sont justifiés ni par l'habileté, ni par le caractère, ni par le

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