IV
tamc question ordinaire. » Cette question ordinaire, c’était celle où le traité Des trois principes discute « Si la distinction formelle des parties organiques d’un être animé résulte de plusieurs formes substantielles spécifiquement et réellement distinctes »
Assurément, notre auteur a composé ses Questions sur la Métaphysique longtemps après son traité De tribus principiis.
Dans tous les écrits où s affirme sa propre pensée, Antonio d Andrès remplace le conceptualisme de Scot par un réalisme qui, parfois, se déclare avec quelque précision. Ainsi, en commentant le Traité des six principes de Gilbert de la Porrée, il affirme - que 1 universel, « celui qui est l’objet premier de l’intelligence, celui dont on dit que toute science considère les universaux, » est par nature, a natura ; cette affirmation, il la prouve ainsi : « Tout ce qui précède naturellement l'acte de la raison est un être réel, mais 1 universel, considéré en cette première manière, est de cette sorte ; donc etc. Démonstration de la mineure . L objet précède naturellement l acté de la raison comme la cause précède 1 eflet ; mais 1 universel, considéré en cette première manière, est l’objet de l'acte de l’intelligence; donc e*c... Lorsque 1 être singulier se trouve produit par nature, la nature, qui est 1 universel, est produite en l’être singulier. »
Il est clair, par ce passage, que le docteur franciscain ne regarde pas 1 universel, du moins en ce sens, comme une chose produite par notre raison et dénuée d existence hors de notre esprit ; c’est un être réel, encore qu il ne soit pas séparé des individus, qui préexiste àl action de notre raison et qui est l’objet de cette action.
Cette doctrine se trouve formulée avec plus de détails en un passage du commentaire à; la Métaphysique \ Antonio d’Andrès y montre par des exemples que la forme accidentelle, que la
1. Antonius Andréas De tribus principiis ; secunduin articulum principale : Uetorma; quarto, utrum formalis distinctio organicarum partium animalis
î propter plures formas substantiales specifice ac realiter distinctas. Ed cit , second fol. apres le fol. sign. f ijij, col. d, à fol. sign. g iij, col a.
2. Questiones Scoti Super Unioersalia Porphij . neenon Aristolelis predicamenla ac Peryarmemas. Item super libros Elenchorum. Et Antonii Andree super li bro Sex pnncipiorum. Item qucsliones Joannis Angeuci (sic) super questiones universales eiusdem Scoti. Colophon : Subtilissime questiones Uoctoris subtihs Joannis Scoti super universalibus Porphyrij. ac super predica mentis et per hiermenijs. neenon et elenchis Ari. una cum questionibus c arissimi doc. Antonij Andree super sex principijs. Neenon cum expositionipus earundem questionum doctoris subtilis super universalibus. editis ab extmio doctore magistro Joanne Aoglico ordinis minorum féliciter expliciunt. Impresse Venetns per Philippum pincium Mantuanum. Anno Domini i5i2 aie i Uecernbris. — Questiones ctarissimi doctoris Antonij Andree super sex pr^'Cipus Gilberti Porretani, quæst. V, fol. 58, col. a.
vvi A,N.T°N-n A?D.REf L^æst iones super XI l libros Metaphysicx, Lib. VII, quæst. AVI , ed. cit., fol. 42 r° et v». M